Étape #1 Sydney
Étapes

16/12/2013

Nos premiers pas à Sydney

Réveillé à 4h00 du matin à cause du décalage horaire qui perturbe complètement notre cycle de sommeil, nous prenons notre petit déjeuner et établissons le programme de la journée. Puis on se prépare – short, tongs et crème solaire – on est prêts ! Equipés tels de vrais touristes, la journée sera surtout consacrée à régler quelques petites formalités.

La première étape fut d’aller faire quelques courses. A quelques pas de chez Ning se trouve un grand supermarché – Romeo’s – pas très répandu en Australie, dommage car les produits ne sont pas trop chers. Au fur et à mesure que nous marchions dans les rayons, nous étions comme des enfants (et oui ils nous en faut peu !) devant les différents produits, leurs quantités et leurs étranges packagings. Contrairement à ce qu’on nous a dit, nous sommes étonnés de voir que la plupart des produits sont quasiment au même prix qu’en France (parfois même moins chers) – excepté pour la viande.

Après avoir déposé nous courses à la maison, nous prenons le train pour se rendre dans le centre ville de Sydney (environ 20 minutes). On remarque alors qu’il n’y a aucun cafard sur notre route – ils ne sortent que dès la tombée de la nuit.

Alors que le train commence à arriver sur le quai, on a déjà une superbe vue d’Harbour Bridge et de l’Opéra. Ca y est, on y est ! Il nous faut marcher quelques mètres pour être au pied de l’Opéra. On longe le bord de l’eau où est amarré un énorme paquebot et où s’étalent de grandes terrasses de restaurants assez chics.

Nous avons été très surpris de constater que l’Opéra n’est finalement pas en un seul bloc comme on pouvait se l’imaginer mais composé de deux séries de trois gros “coquillages”. C’est un monument impressionnant qu’on a devant nos yeux. Avec les rayons du soleil, toutes les tuiles blanches en céramique brillent. La baie de Sydney est magnifique.

Après ce petit détour obligatoire, on se rend tout d’abord dans un magasin d’opérateur téléphonique – Telstra – pour acheter une clé 3G. Le vendeur nous explique qu’avec les PC étrangers la connexion en clé USB ne fonctionne pas toujours et qu’il est préférable d’acheter un boitier Wifi 4G. On opte donc plutôt pour ce mode connexion.
C’est très pratique et ça nous permet d’avoir en permanence accès à internet sur nos téléphones portables lorsqu’on est à l’extérieur. L’achat du boitier inclut 5GB pour un mois. Le système d’internet illimité en Australie n’est pas encore très répandu ou alors il est très cher. On explique au vendeur qu’en France nous avons l’internet en illimité, il nous regarde d’un air désolé et nous dit “Welcome in Australia !” D’accord, il va donc falloir surveiller notre consommation quotidienne.

Nous continuons sur notre lancée et on achète 2 cartes SIM prépayés chez Optus pour pouvoir utiliser nos téléphones portables une fois que l’on aura rechargé notre solde via internet. Nous nous sentons traqués, car au même titre que l’achat du boitier 4G, le vendeur de chez Optus nous demande également de remplir un formulaire du gouvernement australien avec nos numéros de passeport et tout un autre tas d’information. Allez savoir !

Notre dernière étape est d’aller ouvrir un compte en banque. Nous avons décidé d’ouvrir notre compte en banque à la Westpac car c’est l’une des banques les plus répandues sur le territoire australien avec la Commonwealth Bank. Il était 16h02 quand on est arrivé devant les portes de la Westpac et la banque était déjà fermée ! Plus tard, Ning nous a expliqué que la plupart des magasins et services ferment à 16h ! Bref, nous y sommes donc retournés le lendemain.

Nous avons été rapidement pris en charge par un conseiller très sympa. Au bout de quelques minutes, les comptes étaient ouverts. Le conseiller se lance alors dans une démonstration sur internet afin de nous expliquer comment se servir de l’interface de la Westpac pour faire des virements ou autre. A plusieurs reprises, le navigateur bug… ils tournaient sous Internet Explorer (certains comprendront…) ^^ !

L’après midi on en profite pour se balader un peu, on prend un japonais et on déjeune à Hyde Park. Un grand parc en plein cœur de Sydney ouvert sur la ville. On y retrouve de larges allées, des fontaines, d’immenses arbres et également l’Anzac Memorial.

Ce monument a été édifié en 1934 en hommage aux 120 000 citoyens de l’état ayant combattu pendant la Première Guerre Mondiale. Cet hommage est également rendu chaque année le 25 Avril (jour férié en Australie).


Ce monument a été édifié en 1934 en hommage aux 120 000 citoyens de l’état ayant combattu pendant la Première Guerre Mondiale. Cet hommage est également rendu chaque année le 25 Avril (jour férié en Australie).

En se dirigeant vers la station de train, nous passons devant le Queen Victoria Building. Datant de 1898, il est situé en plein cœur du centre d’affaires de Sydney. Ce bâtiment est un grand centre commercial sur 4 étages. Il a été décrit comme “le plus beau centre commercial du monde” d’après le couturier français Pierre Cardin. Son architecture victorienne et byzantine s’impose sur 190 mètres de long.

En passant devant un arrêt de bus, nous sommes surpris de voir à quel point les australiens sont ordonnés en attendant le bus : tous en file indienne.

Exténués par notre journée, nous rentrons chez Ning vers 18h00. Le décalage horaire est violent. Tous les soirs vers 17h-18h, nous sommes pris par un sommeil de plomb, impossible de se lever du lit, le tout avec de légers vertiges et à 4h00 du matin nous n’arrivons plus à dormir. Ning nous a dit qu’il fallait environ 1 semaine pour se caler correctement à ce changement d’horaire.

Recherche du van

Il nous reste environ 4 semaines avant de quitter notre chambre chez Ning, il est donc temps de commencer les recherches de notre futur van.

Nous sommes supers motivés bien que nous sachions que cette tâche ne va pas être de tout repos.

On cherche LE van !
Celui qui va nous plaire à tous les deux,
Celui avec lequel on va vivre pendant un an sur les routes australiennes,
Celui qui semble être le plus robuste et qui (on l’espère) ne nous lâchera pas.

Il existe de nombreuses offres de van. Il y a de bonnes affaires mais il faut être sur le coup et saisir l’occasion rapidement. La plupart des vans ont beaucoup de kilomètres et ne sont pas toujours bien entretenus par leurs jeunes propriétaires.

Afin de trouver notre van, nous affinerons nos recherches en s’imposant certains critères :

  • Année : supérieur à 1995
  • Nombre de kilomètres : inférieur à 260 000
  • Essence – ici le diesel est plus cher
  • Sobre car avec le long parcours qui nous attends, il est préférable de ne pas attirer les regards des rangers qui contrôlent très souvent les jeunes voyageurs et veillent à ce qu’ils ne dorment pas dans leur véhicule
  • Budget : environ 7 500 $ en incluant l’assurance, les papiers du véhicule, le contrôle technique, …

Autrement dit, on oublie le bon vieux combi rétro de chez Volkswagen rappelant les années hippies. Même si ce serait carrément trop la classe, ce sont devenus de vraies pièces de collection. Nous en avons vu en vente à des prix exorbitants et malheureusement pas toujours en bon état.

Après avoir défini ces critères, la grande question qui se pose est :

Allons-nous acheter un van déjà tout aménagé et équipé ou un van vide que nous aménagerons nous-mêmes ?

  • Un van tout équipé : ils sont plus chers et ont souvent beaucoup de kilomètres (environ 300 000 !) mais le van est directement près à prendre la route
  • Un van non équipé : ils sont moins chers et ont souvent moins de kilomètres car ils appartiennent à de anciens ouvriers, cependant il ne faut pas tarder à l’acheter car il faut prévoir environ 3 semaines pour l’aménagement

Nous verrons bien en fonction des offres. C’est parti, on rentre dans le vif du sujet.

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Premier jour des visites : un oiseau me ch** sur l’épaule on se dit que ça va être une bonne journée !

Avant de prospecter sur internet, on se rend dans le quartier de King Cross, à l’est de Sydney. King Cross est un quartier très animé notamment le soir grâce à ses bars et ses boites de nuit. C’est aussi l’un des endroits phares pour les backpackers (= jeunes voyageurs) car on y retrouve de nombreuses auberges de jeunesse.

King Cross est également connu pour son fameux Car Market – un grand garage de 2 étages consacré exclusivement à la vente et l’achat de vans. Alors que l’on pensait passer des journées entières à visiter des vans à cet endroit, lorsque nous sommes arrivés devant, le Car Market était fermé. Très surpris, nous nous renseignons auprès d’un garage voisin qui nous explique que le magasin n’existe plus et qu’il a fermé depuis plus de 2 mois.

En plus de cet ancien Car Market, la rue principale de King Cross regroupent de nombreux magasins consacrés à la location mais aussi à la vente de van pour les jeunes. Cependant, nous n’y avons trouvé aucune offre intéressante.

King Cross est un endroit très touristique pour les backpackers, à plusieurs reprises on se fait accoster de part et d’autres par des auberges de jeunesse ou encore des magasins de location de vans afin de nous inciter à acheter leurs services. Avant de rentrer, on visite un peu et nous passons devant la grande enseigne Coca-Cola, emblème du quartier.

 

On quitte le centre de King Cross pour le quartier de Wooloomooloo connu pour son ancien port. Autrefois rempli de marins, il accueille maintenant des restaurants et hôtels luxueux. En bord de mer se dresse le Woolloomooloo Wharf, un quai entièrement en bois mesurant près de 400 mètres de long sur 63 mètres de large.

En longeant les yachts, on s’installe près du Harry’s Café pour y déjeuner. En plus d’être connu dans tout Sydney pour ses fameuses Meat Pie (pain à la viande), cette petite baraque est aussi connu pour avoir accueilli de nombreuses célébrités telles qu’Elton John, Pamela Anderson ou encore Russel Crowe.

En réalité, on constate rapidement que ce café n’a rien de traditionnel mais est devenu un spot à touristes ce qui lui fait perdre un peu de son charme.

Comme vous pouvez le constater, cette première journée de recherches de van a été complètement raté. Nous savons maintenant que toutes nos recherches vont devoir se faire via internet, principalement sur Gumtree – équivalent du Bon Coin en France. En fin d’après midi, nous rentrons pour voir les offres en ligne et pour planifier les futures visites.

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VAN 1 : Le lendemain, nous avons rendez-vous à Coogee Beach avec Camille, une française venant de terminer son road trip avec son ami. Coogee Beach est une plage très connue de Sydney où restaurants, cafés et boutiques s’étalent tout le long de la plage. C’est encore un autre point de rencontre pour les backpackers.

Pour cette première visite de van, tels de vrais experts (ou plutôt novices), on se munit d’une check-list pour ne rien oublier de vérifier sur le van.

On rejoint Camille qui nous raconte un peu son périple et nous donne des conseils pour la suite. Puis, on arrive devant le van. L’aménagement est optimal, aucune perte d’espace et suffisamment de rangements.

On fait le tour, on regarde, Alexandre ouvre le capot pour voir si tout est ok là dessous, puis il se lance au volant. Alors que le van s’éloigne, j’aperçois du liquide sortir du pot d’échappement et une grosse tâche d’huile à l’emplacement du véhicule ! Je n’y connais rien mais ça ne doit pas être très bon signe…

Alors qu’Alexandre exerce sa conduite à gauche, je reste pour garder la place, ce que les automobilistes n’apprécient pas toujours, heureusement qu’un voisin sympa vient m’apporter sa poubelle en me disant que je ne serais plus embêtée.

Alexandre revient sain et sauf de cette première virée en voiture.

Malheureusement, le van est trop usé, abimé et rouillé, ce ne sera pas le bon.

VAN 2 : Le lendemain, on poursuit nos visites chez un concessionnaire pour un van Mazda de 2005 non aménagé. C’est Arnold, qui nous reçoit avec son grand chapeau de paille Quicksilver. La visite se fera exclusivement en anglais, Alexandre a donc soigneusement rédigé sa petite liste de vocabulaire en anglais.

Il nous montre le véhicule et nous propose de l’essayer tous les deux (pour ceux qui nous suivent sur Facebook, c’est le van avec lequel on est tombés en panne…)

On part donc sur la route, on en profite pour se garer et regarder le van d’un peu plus près. On ouvre le coffre et là, il retombe sur nos têtes ! On se rend alors compte qu’Arnold le petit malin le maintenait discrètement lorsque qu’il l’a ouvert devant nous au début de la visite…

Au moment de reprendre la route, le van ne redémarre pas, je téléphone à Arnold, qui vient, un peu gêné, bidouiller le van. Apparemment, il y avait un problème de batterie, et il nous suggère alors de lui acheter un chargeur de batterie portable. Quel escroc !

La visite prend fin, Arnold essaie de nous convaincre, mais notre choix est sans retour, nous rentrons bredouille.

VAN 3 : L’après-midi, on rejoint Chris, un allemand qui vend son van Mitsubishi de 1998, il a tout changé dessus : moteur, courroie de distribution, … Le van est aménagé mais pas à notre goût, il faudra donc un peu modifier l’intérieur. Alexandre le conduit, nous n’avons quasiment rien à lui reprocher.
Malheureusement, Chris n’avait pas tous les documents pour la passation de propriétaire. La réglementation est assez complexe en Australie : comme le van n’était pas immatriculé dans l’état de Sydney – le New South Wales – où nous sommes actuellement, Chris devait retourner faire un contrôle technique dans le Victoria avant de vendre le van, soit à plus de 500 km. Dommage, mais on se dit que ce van n’était pas fait pour nous.

VAN 4 & 5 : Le lendemain, on enchaîne deux autres visites de vans non aménagés dans un seul et même quartier où les maisons avaient de fortes ressemblances avec celle du jeu “Les Sims”.
Pour ces deux visites, on vous épargne les détails… nous n’avons même pas voulu monter à bord pour les essayer. Et oui, les photos sur Gumtree sont parfois bien trompeuses et certaines personnes mettent en vente de vraies poubelles.

Vous l’aurez compris, nos journées sont essentiellement consacrées à la recherche de van et ne sont rythmées que par des visites. On fait des allers-retours d’est en ouest, du nord au sud.
On envoie des mails, on téléphone, on prend des rendez-vous, on en annule, …

VAN 6 : La visite la plus éprouvante au niveau de la chaleur : 35°C avec un air très lourd. On retrouve un couple de français supers sympas : Amandine et Johan, au nord de Sydney. Le van est bien aménagé mais trop abimé et d’après l’expert Alexandre, le moteur fait un bruit pas normal et le van n’a pas beaucoup de puissance. Il a enduré beaucoup de routes difficiles et ne semble pas être au point pour un autre long voyage.

Nous avons déjà visité 6 vans mais aucun d’entre eux ne nous inspirent confiance. On garde patience et on ne ralenti pas notre rythme de visites.

VAN 7 : On se rend à nouveau à King Cross pour visiter le van non aménagé de Luca et Amin, deux amis allemands. L’enseigne Coca-Cola est un bon moyen de se donner rendez-vous quand on ne connait pas la personne.

Première approche avec le van, tout semble correct et le van est très peu endommagé par rapport à tout ceux que nous avons vu jusqu’à présent.

Luca nous explique qu’il a acheté le van il y a un mois à un australien car il envisageait également de faire le tour de l’Australie mais il doit rentrer de toute urgence en Allemagne car son université à accepter sa demande d’inscription.

Alexandre part le tester sur la route, il revient et regarde à nouveau sous le capot. Tout est impeccable et il y a eu un contrôle technique il y a moins d’un mois.

La visite prend fin et pour nous deux il n’y a pas de doute : c’est celui-ci !

On se revoit le lendemain pour l’achat et la signature des papiers. Le matin, on s’empresse d’acheter un GPS pour savoir comment rentrer à la maison pour ramener le van. Luca et Amin nous regarde partir avec un pincement au cœur car pour eux la fin de l’aventure s’est fini plus vite que prévu.

Sur la route du retour, nous sommes à la fois surexcités et attentif à cette nouvelle conduite à gauche : ON A LE VAN !

C’est donc avec une immense joie que nous vous présentons Wilson, notre nouveau compagnon de route !

Wilson est un Volkswagen Transporter de 2000
240 000 km
Essence
Pare-buffle
Boite automatique
4 500 $

Nous sommes trop contents ! Maintenant il va falloir le chouchouter et l’aménager pour prendre la route début janvier.

Merci à nos Papas respectifs pour leurs précieux conseils qui nous ont bien aidé dans le choix du van !

12/01/2014

Aménagement du van

Album: Sydney

Avant de pouvoir prendre la route l’esprit tranquille avec Wilson, nous avons souscrit une assurance voiture et une assurance dépannage par téléphone (en espérant qu’elles ne nous servent jamais !) La tâche n’a pas été facile avec notre niveau d’anglais mais heureusement que l’assurance met à disposition des interprètes ! Nous étions donc 3 personnes en ligne avec l’interprète qui traduisait absolument TOUT mots à mots même les “ok” et les “merci”, c’était assez drôle à entendre. La conversation a duré plus de 40 minutes !

A la suite de cette première étape, nous avons amené le van au garage pour un petit check-up complet. Rien de grave à signaler, nous pourrons prendre la route sereinement.

C’est donc qu’à partir du 17 Décembre que nous avons pu réellement commencer les hostilités.

Au programme des prochains jours, nettoyage du van et corrections de petits accrochages et de rouille sur la carrosserie. Nous sommes allés chez Super Cheap Auto : un grand magasin pour l’équipement et l’entretien automobile afin d’acheter du produit anti-rouille et une bombe de peinture. Et c’est parti pour la première phase de bricolage.

Une fois la carrosserie toute propre, direction Bunningsimmense magasin type Leroy Merlin – pour remplacer les anciennes planches en bois des parois du van trop abimés. Ce qui permettra d’isoler un peu l’intérieur.

Alors comment faire pour installer toutes ces planches sans outils ?
Nous avons pu compter sur l’aide de Marc, le voisin de Ning, qui a sa fourgonnette et son garage remplis d’outils. C’est un peu le Mike Delfino de Desperate Housewives. Il nous a prêté sa visseuse et sa scie sauteuse avec plaisir. Et vient régulièrement voir l’avancé de notre travail.

Se rendre dans ces magasins nous a permis de conduire tous les deux. La conduite à gauche n’est pas trop difficile (surtout grâce à la boite automatique), il faut être juste très vigilant au début pour ne pas se tromper de côté et au bout de quelques heures de conduite l’habitude est déjà prise. Finalement, nous avons vite constaté que cette nouvelle conduite est plus stressante pour le passager que pour le conducteur lui-même. En tant que passager, on a l’impression que le van va toucher la voiture de droite mais cette sensation se dissipe doucement avec le temps et tant mieux.

Une fois les planches découpées par Alexandre, je m’attaque à la peinture.

Puis, nous fixons les planches en bois sur le métal. Alexandre qui maitrisait alors parfaitement bien la scie sauteuse casse la mèche de la perceuse à Marc, la journée se termine donc là et on court chez Bunnings pour en racheter une.

Au retour, nous expliquons à Marc ce qu’il s’est passé, ça le fait rire et il nous montre comment s’y prendre pour percer le métal de la voiture.

Quelques jours après, on s’attaque au sol, il nous faudra une demie journée pour bien connaitre les mesures du sol et de chacun de ses recoins car le sol du van est loin d’être un simple rectangle. Puis, c’est reparti pour du découpage sous une chaleur très lourde et avec les piqûres de moustiques qui nous tiennent compagnie tout le long de nos journées.

Les planches rentrent parfaitement bien sur le sol, Alexandre a bien fait son job. On pose alors le lino. Le van commence à ressembler à une vraie pièce mais le plus dur reste à venir.

Nos journées sont uniquement consacrées à l’aménagement du van car on veut qu’il soit terminé à temps. On fait d’innombrables aller-retour chez Bunnings où l’on mange souvent sur le pouce le midi car un barbecue est installé sur leur parking et chaque jour un nouveau club sportif vend des hot-dogs.

 

Il est temps de fabriquer le sommier du lit et le meuble derrière les sièges qui nous servira d’armoire. Une journée entière a été nécessaire afin de faire l’intégralité des plans. On trace, on recommence, on corrige, on efface, … C’est un réel casse-tête d’aménager au mieux notre future maison dans si peu de m² et pour ne pas perdre d’espace.

Une fois nos plans achevés, nous partons acheter les planches en bois et les pieds du lit. Nous retrouvons John, Colin & Joseph, … ce sont les vendeurs de chez Bunnings et un peu nos potes maintenant !

A notre retour, Marc vient jeter un coup d’œil à notre van avant de partir en vacances avec sa famille (ici ce sont les grandes vacances scolaires). En voyant ce que l’on a à couper, il nous ramène sa scie circulaire pour nous faciliter les découpes. Les bases du lit se montent sans trop de difficulté et cette scie circulaire nous aura bien faciliter le travail.

Bien que nous ayons hâte de terminer le van, on s’accorde un jour off pour Noël, ça tombe bien il a plu toute la journée. Etant loin de nos familles et en plein milieu de l’été, impossible de penser que l’on est à Noël, cependant, on se prévoit un petit repas : crevettes, poulet, cup-cakes et bières australiennes.

Le lendemain c’est le Boxing Day en Australie, ici ils ont un jour férié juste pour le fait que ce soit le lendemain de Noël ! Pendant que nous reprenons nos travaux, nous voyons les voisins recevoir leurs familles pour continuer de fêter ce Noël prolongé.

De notre côté, le lit prend forme et l’armoire aussi, malgré quelques petites erreurs. Les gens du quartier sont intrigués et viennent nous rendre visite pour voir l’intérieur, on se fait même inviter à boire un café chez eux.

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Nous arrivons à la fin de notre aménagement : le meuble de la cuisine. Faire les plans et monter le meuble n’a pas été facile. On s’est pris la tête à plusieurs reprises car nos plans n’étaient pas exacts. Mais au bout d’une journée et demie le tour est joué.

Le van est à présent aménagé, il reste juste quelques petits détails à peaufiner mais nous avons fait le plus gros du travail. Cela a demandé beaucoup de temps, de force mais surtout de patience. Une fois les détails terminés, il est temps d’aller faire un tour chez Ikea pour équipé Wilson, ça a évidemment été l’étape la plus simple et la plus sympa. On a la chance que le van soit grand alors on en profite, nous avons pris un lit de 1,40m x 2,00m. On achète également un réchaud et 3 bidons de 15 litres. Ainsi qu’un Power Inverter et une multiprises qui nous permettront de recharger nos appareils électroniques lorsqu’on roulera.

 

L’aménagement en quelques chiffres :

    • 15 journées ont été exclusivement consacrés à l’aménagement
    • il y a eu 5 petites blessures
    • environ 200 vis de toutes tailles fixées
    • des dizaines et des dizaines de découpes de planches
    • beaucoup trop d’aller-retour chez Bunnings
    • 40 équerres fixées
    • 1 pot de peinture acheté

 

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Le Jour de l’An approche et la maison de Ning se remplit petit à petit, nous rencontrons deux autres couples avec lesquelles nous sympathisons. Un couple d’indien vivant à Londres faisant un tour du monde ainsi que Flora et Javier, des français qui vivent depuis 6 mois en Nouvelle-Zélande et que l’on espère revoir très vite à Melbourne !

Nous mettons entre parenthèses les quelques finitions à faire sur le van pour se consacrer au Jour de l’An.

La question est où allons-nous se placer pour le feu d’artifice de demain ?

Tout comme la plupart des gens, nous voudrions avoir vu sur l’Opéra et sur Harbour Bridge. Il va donc falloir partir tôt pour espérer trouver une bonne place. Le feu promet d’être spectaculaire avec pas moins de 7 feux lancés tout le long de la baie de Sydney. Le couple d’indiens s’est renseigné pour passer le Jour de l’An sur un bateau privé, les tarifs sont très chers : 300 $/pers. et 600 $/pers. avec le repas ! Pour nous, ce sera la première fois que l’on mange des sandwichs un 31 Décembre !

Nous décollons de la maison à 10h du matin avec Flora et Javier et à 11h00 nous arrivons à notre spot. Il y a déjà énormément de monde, certains ont même passé la nuit dans des tentes, les photographes ont eux déjà installés leur trépied aux meilleurs emplacements pour tenter d’avoir les plus beaux clichés de cet évènement. La police est déjà présente et est au volant de Porsche ! A croire que le Père-Noel a été bien généreux avec eux cette année !

En marchant le long de la promenade déjà bondée de monde, nous trouvons deux petites places tranquilles au pied d’un arbre. Ni une ni deux, nous ne continuons pas plus loin et on s’installe pour le reste de la journée à cet endroit. Sur les autres rives en face c’est la même chose, des tas de gens patientent eux aussi.

L’ambiance est détendue et l’après-midi est passée vite, nous rencontrons des italiens, des chinois, des français, des belges. Avant que la nuit ne commence à tomber, des avions viennent s’amuser à faire des looping devant nos yeux. Peu à peu, le soleil se couche et nous découvrons la baie de nuit.

A 21h00, le premier feu d’artifice – le Family Firework – est lancé. Il nous reste encore 3h00 à patienter pour voir celui du passage en 2014. A 23h59, le décompte débute sur les deux grands écrans placés de chaque côté du pont. Tout le monde comptent les dernières secondes avant 2014. Et d’un seul coup le pont s’illumine. De notre place, nous assistons à 3 feux d’artifice différents qui explosent sous nos yeux et qui éclairent l’ensemble des visages émerveillés.

Le feu d’artifice était grandiose mais n’aura pas duré suffisamment longtemps seulement 12 minutes.

Nous sommes en 2014 et dans 3 jours l’aventure va réellement commencer.
Wilson est prêt à prendre la route et nous aussi
!

14/01/2014

Nos dernières visites

Album: Sydney

Bondi Beach (04/01/2014)

Le Samedi 4 Janvier, il est temps de quitter la maison de Ning. Nous allons dire au revoir à Marc et nous le remercions en lui offrant un pack de bière.

Puis, direction Bondi Beach, l’une des plages la plus connue de Sydney. Nous allons rester deux nuits à cet endroit afin de terminer nos visites sur Sydney.

 

Bondi Beach est un bon spot pour les surfeurs. Ces derniers sont d’ailleurs privilégiés car la quasi totalité de la plage leur est réservée. Les nageurs n’ont qu’un petit espace pour la baignade.

En descendant sur la plage, nous passons par la piscine la plus célèbre de Sydney qui offre une belle vue sur la plage de Bondi. Cette piscine à l’eau de mer laisse rentrer les vagues juste après qu’elles se soient éclatées contre les rochers.

L’ambiance est détendue, familles et backpackers marchent le long des restaurants et des boutiques souvenirs.

En se promenant, Alexandre achète une casquette RipCurl afin de compléter sa panoplie du bon touriste.

Puis, nous retournons au van afin de se préparer à manger… dans la rue !

Sur la route du retour, nous tombons sur un monstre de 4×4, dommage qu’on est déjà acheté notre van.

Cette première nuit en van s’est bien passé et notre lit ne s’est pas cassé ! Tout semble être solide.

Nota Bene : pour les prochaines nuits, éviter de stationner le van sur une pente.

Taronga Zoo (05/01/2014)

Le lendemain levés à 7h pour terminer les visites à Sydney. Nous laissons Wilson au même endroit et rejoignons Sydney en bus. Nous allons au Taronga Zoo notamment connu pour son impressionnante vue sur Sydney. Pour s’y rendre, nous devons prendre le ferry qui nous fait traverser la baie.

En passant par les dragons de Komodo, les crocodiles, les lions, les suricates ou encore les pandas roux, … Le zoo nous permet de voir de très près toutes sortes d’animaux. Nous avons même eu l’occasion de toucher un wallaby qui semblait être autant assommé que nous par la chaleur.

De retour au centre de Sydney, nous allons visiter le quartier de The Rocks situé au pied d’un des pylônes d’Harbour Bridge. Autrefois, ce quartier était principalement remplit de marins, on y trouvait des hôtels de passe ou encore des maisons à opium.

Bien que The Rocks ait conservé son architecture d’origine, c’est à présent un quartier touristique avec de nombreux pubs animés où il est agréable de se balader.

Nous nous installons dans un pub pour le déjeuner, au menu : Fish’n’Chips et beignets de calamars. Le tout accompagné par un groupe de musique à la batterie, guitare et contrebasse, qui nous joue des chansons d’Elvis et de Johnny Cash.

On se rend ensuite au pied du pylône d’Harbour Bridge, pour découvrir une nouvelle vue sur l’Opéra de Sydney et sur le Luna Park (dédicace à ma filleule, sa sœur et à ses parents !)

On termine notre journée en passant par le Royal Botanic Garden puis nous rentrons, épuisés, de cette dernière journée à Sydney.
Le lendemain, nous quittons Bondi Beach. Pour se rendre aux Blue Mountains situés à 100km à l’ouest de Sydney. Sur la route, nous en profitons pour terminer quelques achats pour le van et aller voir le SS Ayrfield. Construit en 1911 au Royaume-Uni, le SS Ayrfield était un bateau à vapeur de 80 mètres de long. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, il servait à transporter des approvisionnements aux troupes américaines dans le Pacifique.

Pour accéder au bateau, nous avons dû nous garer dans une résidence d’immeubles de grand standing. La résidence est toute récente et semble sans vie et aseptisée malgré son petit centre ville. En revenant au van pour se préparer à dîner, un jeune gardien s’approche avec sa voiturette de golf et nous demande de partir.

Contraints de quitter les lieux alors que la nuit commence à tomber, nous roulons 4km et trouvons un parking où manger. Situé en bord de l’Olympic Sydney Park, des tas de gens viennent courir ou faire du vélo jusqu’à tard le soir. Cependant, il est interdit d’y stationner plus de 4h et le rangers passent à plusieurs reprises pour noter les plaques d’immatriculation et vérifier que cet horaire soit bien respecté.

Pour la deuxième fois, nous changeons d’endroit, et nous nous garons un peu plus loin dans un lotissement sans problème.

Il n’est pas toujours facile de se garer en Australie pour dormir. Espérons que les prochaines nuits soient un peu plus calme.

Blue Mountains (07/01/2014 – 08/01/2014)

Le lendemain après-midi, nous arrivons à Katomba, pour admirer les Blue Mountains. Cette chaîne de montagnes est classée à l’UNESCO et s’étend sur 260km du nord au sud. Ce sont les évaporations des huiles des arbres d’eucalyptus qui leur vaut le nom de “Montagnes Bleues”.

La route monte un peu et Wilson n’a pas l’air d’apprécier ce nouveau genre de chemins. A plusieurs reprises, il se perd dans le changement de vitesse et n’arrive plus à passer la vitesse supérieure, ce qui nous oblige à nous arrêter. Inquiétant ou pas ? Il faudra aller voir un garagiste pour savoir ce qu’il se passe.

Au dessus de 1 000 mètres d’altitude, changement radical de température comparé à Bondi Beach, on sort les pulls et les pantalons. Il est trop tard pour commencer les visites et depuis presque 3 jours nous n’avons pas eu la chance de prendre une vraie douche. La piscine et le spa de Katomba fera l’affaire. Au programme de cette fin d’après-midi : détente et douches chaudes.

Pour passer la nuit, nous approchons d’un camping gratuit. Nous traversons de longs lacets montagneux au milieu d’une forêt avec une végétation très verte et très dense : eucalyptus, immenses fougères et arbres, cris d’oiseaux et traversées de perroquets. On se croirait presque dans une jungle. Arrivés au camping, nous préparons à manger et nous nous couchons sous la pluie.

Le lendemain, le temps n’a pas changé, on se rend tout de même au premier point de vue, mais c’est un écran blanc qui nous attend. Impossible de voir le moindre paysage. Nous attendons 2 heures dans le van, les nuages et la pluie n’ont pas l’air de partir, nous renonçons donc aux Blue Mountains mais nous espérons pouvoir les voir à notre retour sur Sydney dans quelques mois.

Sur la route du retour, nous amenons Wilson au garage car en plus de son problème de vitesse dans les montées, il a une odeur d’essence depuis 2 jours. Nous allons dans un garage où il y a essentiellement de vieux combis Volkswagen. Le gérant est d’origine Hollandaise et est fier de nous sortir quelques phrases en français.

Après une attente de 4h, rien à signaler pour l’essence, pas de fuite ou autre et pour les vitesses ce serait normal, les boites automatiques ont parfois du mal à faire le changement de vitesse dans les montées.

Nous repartons et quittons la région de Sydney pour se rendre à Canberra.

En vrac :

  • A la tombée de la nuit, les oiseaux laissent place à de très grosses chauves-souris
  • En plus des 4×4, les australiens sont souvent au volant de Subaru, d’Audi ou encore de Ferrari
  • Il n’y a pas de pièce en dessous de 0,05 centimes, si vous achetez un produit à 1,96 $ vous paierez 2 $
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