Étape #11 Côte Ouest
Étapes

Du 20/06/2014 au 22/06/2014

Parc National de Nambung : Pinnacles Desert

Album: Pinnacles Desert

Après quelques jours passés à Perth, nous prenons la direction pour le nord.

Après 3h00 de route, nous atteignons le Parc National de Nambung.

Au premier abord, rien de particulier, hormis de petits buissons verts qui s’étendent à perte de vue le long de l’Océan Indien.

Nous devons avancer un peu plus dans les terres pour aller admirer le lieu phare du parc : le Pinnacles Desert

Soudainement, un tout autre paysage prend forme sous nos yeux.

La végétation laisse place à une vaste étendue de sable doré où se dressent de majestueuses colonnes en calcaire.

Ce paysage désertique est spectaculaire. Eparpillés par millier, les piliers naturels nous donnent l’impression d’avoir atterri sur une autre planète.

Nous nous baladons à pieds entre ces tours naturels et uniques qui nous font penser à des sortes de menhirs.

Certaines de ces pierres peuvent atteindre jusqu’à 4 mètres de haut. Le coucher de soleil se prépare, ce qui donne de belles couleurs au paysage.

Pour notre plus grand plaisir, un chemin balisé permet également de faire le tour en voiture afin d’observer l’ensemble du désert.

Au volant de Wilson, nous avançons lentement dans le parc tout en admirant une dernière fois ces statues de pierre avant de reprendre notre route.

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Nous arrivons à Geraldton le lendemain, avec ses 28 000 habitants ce sera très probablement la dernière grande ville avant quelques milliers de kilomètres.

La région de Geraldton est très venteuse comme le font remarquer les arbres à l’entrée de la ville. Ils sont tous penchés à cause des vents incessants et poussent à l’horizontale. Plutôt original !

Après s’être baladé au bord de l’océan et aperçu un petit groupe d’otaries, nous partons visiter le mémorial de la ville.

Du haut d’une colline, nous avons une vue sur l’ensemble de Geraldton.

Ce mémorial rend hommage aux 645 hommes morts à bord du HMAS Sydney.
Ce navire de guerre australien a été coulé par un bateau allemand lors de la seconde guerre mondiale. Les épaves de ces deux navires ont été retrouvées qu’en 2008.
L’épave du HMAS Sydney gît à 2 470 mètres de profondeur et est maintenant considéré comme étant un cimetière militaire.

La tombée de la nuit marque la fin de nos visites à Geraldton, nous passons juste une nuit dans cette ville et profitons des douches chaudes gratuites.

Nous repartons le lendemain, les routes se vident et les villes deviennent inexistantes sur des centaines de kilomètres à la ronde.

Du 23/06/2014 au 24/06/2014

Kalbarri

Album: Kalbarri

Notre prochaine destination : Le Parc National de Kalbarri. Mais avant ça, bref arrêt à Port Gregory, un petit hameau perdu avec moins de 50 habitants.
C’est toujours impressionnant de venir dans des villages comme celui-ci, au milieu de rien, très excentré des autres villes et on se questionne souvent sur le quotidien de ses habitants.

A première vue, il n’y a rien d’exceptionnel, mis à part son lac : le Pink Lake.

Comme son nom l’indique le lac est rose. C’est un lac salé et la raison de sa couleur rose provient d’une bactérie présente dans le sel et riche en béta-carotène.

Cette année, l’Agence de Tourisme du Western Australia, a pris quelques clichés artistiques du lac en présence d’un mannequin afin de promouvoir les beautés naturelles de sa région. Ces photos ont par ailleurs été réutilisées par Lancôme Australie dans le but de promouvoir sa nouvelle collection de rouge à lèvres.

A l’approche de Kalbarri, le littoral offre de magnifiques vues qui nous rappellent parfois les 12 Apôtres de la Great Ocean Road avec des falaises de plus de 100 mètres de haut.

C’est en regardant le soleil se coucher au milieu de l’océan que nous cuisinons notre repas du soir.

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Ce matin, visite du Parc National de Kalbarri.

Il y a 3 sites à visiter mais nous n’en verront que 2.
L’un des 3 sites est déconseillé en van car son accès se fait uniquement via une route non goudronnée sur 15 km. On préfère renoncer au cas où la route serait trop endommagée.

C’est en compagnie du soleil que nous nous rendons au premier point de vue : Hawk’s Head.

En hauteur, nous avons une vue spectaculaire sur les gorges de la Murchison River. Long de 780 km, c’est le deuxième fleuve le plus long d’Australie, son cours se termine près de la ville de Kalbarri dans l’Océan Indien.

Ensuite direction plus bas, au point de vue de Ross Graham.

Cette fois-ci, nous nous retrouvons au pied de la rivière après une petite marche au milieu de roches et d’arbustes. Ici encore, les pierres et la terre orangées sont embellies par les rayons du soleil.

Assis au bord de l’eau, nous sommes seuls, pas un bruit autour de nous, excepté quelques oiseaux multicolores qui viennent s’abreuver.

En fin de matinée, une longue route nous attend.

Notre prochain arrêt se fera à Denham, une presqu’île où l’on peut admirer des dauphins.

Ce sera donc un trajet de 350 km sans une seule ville à l’horizon.

Denham - Monkey Mia

Album: Denham - Monkey Mia

Au début de la presqu’île, petite pause « biologie » à la Hamelin Pool.

Situé dans la baie de Shark, on peut observer des stromatolithes.

Des quoi ?! C’est quoi ce truc ?

Les stromatolithes sont des fossiles vivants construits par des bactéries. Il y a plus de 3 milliards d’années, ces mêmes fossiles étaient présents sur la Terre.

Autrement dit, les stromatolithes font partie de l’histoire de l’évolution de la Terre et seraient à l’origine de la vie.

Shark Bay est l’un des très rares endroits au monde à abriter ces fossiles en développement actif. Ce lieu est d’ailleurs encore très convoité par les biologistes.

Afin de protéger cet environnement exceptionnel, il est interdit d’aller dans l’eau mais un ponton en bois permet d’approcher ces fossiles de près.

L’eau est une incroyable pureté, totalement transparente, elle laisse apercevoir facilement les stromatolithes.

C’est juste avant que le soleil ne se couche que nous arrivons à Denham.

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Petit village de 600 habitants, c’est la ville la plus à l’ouest du continent australien. Denham est connu des touristes car à quelques kilomètres de là, sur la plage de Monkey Mia, des dauphins sauvages viennent s’y nourrir chaque matin.

Tels de vrais touristes, nous n’y échapperons pas et c’est en réalité l’objet même de notre visite !

Le soir, nous programmons notre réveil à 5h30 car les dauphins sont très matinaux.

Finalement, nous serons réveillés non pas par notre joli son du réveil mais par des coups incessants sur la carrosserie de Wilson :

« Bonjour Monsieur le Ranger ! »

Visiblement, ce dernier n’a pas apprécié que l’on se gare en bord de route près de la sortie de la ville. Mais heureusement pour notre portefeuille, nous nous rendons à Monkey Mia sans amende !

Le soleil commence à peine à se lever lorsque nous arrivons sur le site. L’entrée de la plage est payante – lieu touristique oblige – 8,50 dollars par personne.

Inscrit au patrimoine de l’UNESCO, Monkey Mia est une petite plage isolée.

Loin de tout, les visiteurs peuvent séjourner dans le camping en bord de mer. La plage est jolie et calme, une partie est interdite à la baignade afin de protéger l’espace réservé à la venue des dauphins.

Nous sommes une centaine de touristes à attendre les organisateurs. Quelques minutes après, un des animateurs nous invitent à venir sur le sable, au bord de l’eau, c’est alors que nous écoutons l’histoire des dauphins.

Le parc est géré par des rangers mais également par des touristes-bénévoles.

C’est à partir des années 60 que tout a commencé. En revenant de leur balade, quelques pêcheurs avaient pour habitude de nourrir les dauphins. Petit à petit, ces derniers se sont accoutumés à venir trainer dans les parages chaque matin.

Très rapidement, Monkey Mia attira de plus en plus de touristes. Dans les années 80, le site obtient des subventions du gouvernement ce qui permettra, entre autres, de créer un centre d’information.

Les bénévoles nous expliquent qu’il y a une dizaine de dauphins qui viennent régulièrement sur la plage. Chacun ont un nom et sont reconnaissables grâce à leurs ailerons tous différents les uns des autres.

Tous les matins, les pêcheurs vont attraper quelques poissons frais avant l’arrivée des dauphins.

La bénévole nous invite alors à rentrer dans l’eau. Les dauphins ne tardent pas à venir.

C’est 1 puis 2 et enfin 5 dauphins qui sont présents devant nous.

La bénévole les connaît tous et nous les présente.
Ils passent et repassent devant nous à plusieurs reprises, nous avons le temps de bien les voir car ils s’approchent à moins de 2 mètres de nos pieds. En attendant que les pêcheurs reviennent, les dauphins patientent et nous livrent quelques acrobaties.

Environ 20 minutes après, les poissons frais arrivent enfin, 5 bénévoles rentrent dans l’eau et sélectionnent des personnes dans le public afin de nourrir les dauphins.

Mais attention, il n’est pas question de les toucher afin de les préserver.
Le nourrissage aura duré quelques minutes et c’est ainsi que s’achève notre rencontre avec les dauphins de Monkey Mia.

Ces dauphins sont sauvages et viennent d’eux-mêmes. Les rangers ne peuvent jamais savoir à l’avance à quelle heure ils arriveront exactement ou encore lesquels viendront.

Tout est contrôlé afin de ne pas nuire aux dauphins.

Bien qu’il existe 3 nourrissages par jour, les rations de nourriture sont minutieusement calculées afin de ne pas couvrir l’ensemble des besoins des dauphins. Ainsi, ils sont obligés de continuer de chasser pour subvenir à leurs besoins alimentaires.

Ce que nous avons pensé de Monkey Mia :

Nous avons adoré pouvoir approcher les dauphins de près. Etant habitués au public, ils ne sont pas craintifs et s’approchent tout près de nous. De plus, les dauphins sont protégés, il y a un réel suivi afin de les préserver et de les garder à l’état « sauvage ».

Evidemment, cette attraction est très touristique. A notre sens, c’est ce qui dénature un peu le spectacle et finalement nous sommes presque plus enthousiasme lorsque nous avons la chance d’apercevoir des dauphins par surprise en se promenant au bord de l’eau.

Cette expérience reste néanmoins unique 🙂

Nous quittons doucement la presqu’île de Denham en faisant quelques arrêts pour admirer les différentes vues sur la mer. La plupart des plages sont sauvages, calmes et désertiques et certaines d’entre elles sont un peu spéciales.

C’est le cas de Shell Beach. Sur cette plage, pas de sable mais uniquement de petits coquillages blancs à la place.

 

C’est assez étonnant et contrairement à ce que l’on pourrait penser ce n’est pas désagréable de marcher pieds nus le long de la plage. Les coquillages sont très petits et fragiles, ils se brisent facilement.

Du 25/06/2014 au 29/06/2014

Carnarvon

Album: Carnarvon

Il nous faut parcourir 350 km afin d’atteindre Carnarvon.

Sur la route, pas de kangourou mais d’imposantes vaches sauvages, moutons et aigles.

La chaleur se fait ressentir et à la pause déjeuner, nous troquons enfin nos pantalons et nos chaussures contre nos shorts et nos tongs. Quel plaisir !

Nous arrivons à Carnarvon en milieu d’après-midi assommés par la chaleur, en ce qui concerne les visites ce sera donc pour plus tard.

Carnarvon est une ville de 6 500 habitants, très connue pour son importante production de bananes.
C’est grâce à son climat tropical et à la Gascoyne River que la ville produit presque 80% des bananes consommées dans le Western Australia.

En plus de la production de bananes, Carnarvon produit également tomates, mangues et laine.

Nous resterons quelques jours dans ce ville et nous profitons de la bibliothèque climatisée afin de mettre notre site internet à jour.

Nos balades nous amènent sur la « One Mile Jetty ».

Une jetée longue de presque 2 km construit sur pilotis en bois en 1897. Cette jetée servait à l’accostage des bateaux de marchandises en eau profonde. A l’époque, une machine à vapeur permettait de faciliter le transport des produits sur la jetée. Actuellement, nous pouvons toujours observer les rails et un train est mis à disposition des touristes pour parcourir ce long ponton.

Autour de cette jetée se trouve une importante concentration de mangroves.

La mangrove est un écosystème qui se développe le long des côtes marines où l’eau est calme. La particularité de la mangrove, c’est que les racines des arbres sortent de l’eau.

Il en existe qu’en Asie, Amérique Latine et Australie.

Elles sont très importantes car en plus d’être un abri pour beaucoup d’espèces, elles empêchent l’érosion, sert de filtre à l’eau coulant vers la mer et purifient l’air en rejetant de l’oxygène.

Malheureusement, d’années en années, cet écosystème tropical tend à disparaitre à cause de la pollution.

Notre journée s’achève au pied d’un satellite.

Construite par la NASA en 1965, cette importante station de communication à participer à de nombreuses missions spatiales dont celles du programme Apollo. Autrement dit, cette antenne a connu son heure de gloire en participant au projet du lancement sur la Lune de Neil Armstrong avec Apollo 11.

Cette station de communication a fermé en 1975, ce qui nous permet de monter les escaliers du satellite et de se retrouver en dessous de l’imposante parabole large de 30 mètres de diamètre.

Notre séjour à Carnarvon se termine, le lendemain nous reprendrons la route en direction du nord.

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Avant de partir et tel un vrai mécano, Alex fait un petit check mécanique : contrôle d’huile, du liquide de refroidissement, …

C’est en le regardant remettre du liquide de refroidissement que je remarque quelque chose d’anormale sous le capot :

– « Euh… Alex, c’est normal ce truc là ?! Regarde ya une sorte de tuyau qui pendouille, il n’est relié nulle part ! »
– « Oh merde, c’est quoi ce bordel ?! »

Un tuyau était décollé de son emplacement d’origine, une sorte de petit boitier en plastique.

Mais depuis combien de temps on roule comme ça ? Tu crois que c’est un truc important ?

Bref, nous n’avions absolument aucune idée de ce que pouvait être cette pièce ni à quoi elle servait.
Ni une ni deux, à nos ordinateurs pour tenter de poser un nom sur cette pièce et comprendre son utilité.

C’est après une heure de recherches intensives que nous comprenons que notre reniflard s’est fendu, probablement à cause de l’usure.

Ah euh ok… mais le reniflard c’est quoi au juste ?
Brièvement, le reniflard c’est une sorte de tuyau qui aspire les vapeurs d’huile lors de la conduite afin de ne pas polluer. Voilà pourquoi nous avons pu continuer à rouler sans problème.

On deviendrait presque des experts en mécanique, mais pour tout dire, nous avons attendu la confirmation du papa d’Alexandre avant d’être sûrs de nous et de tenter de faire quoique ce soit.

Finalement, plus de peur que de mal et en une demi-journée, nous sommes parvenus à réparer nous-mêmes le reniflard en achetant une pièce auprès d’un magasin de bricolage. Tout rentre dans l’ordre !

En revanche, à l’issu de ce petit coup de stress, nous réfléchissons sérieusement à la suite de notre voyage…

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Il nous reste encore 14 000 km à parcourir et ce seront probablement les kilomètres les plus vides alors nous devons être certains que Wilson tiendra la route.

Notre visa s’achève dans 5 mois et finalement, on se sent bien à l’autre bout du monde. Tout compte fait, une seule année en Australie, c’est trop court !

Alors qu’est ce qu’on fait ?

Nous avons réfléchi pendant 2 jours avant de prendre une décision définitive et voilà ce que nous avons décidé :

Rester en Australie une année supplémentaire !

Donc grand changement de programme et direction Perth.

Nous décidons de rebrousser chemin afin de régler les petits maux de Wilson mais surtout pour trouver un travail car c’est, en réalité, la clé pour obtenir notre second visa.

Sur Perth, nous espérons avoir plus d’opportunités de travail car nous ne trouvons pas beaucoup d’offres par ici.

Mais attention, il faudra que l’on trouve un travail dans un domaine bien précis car pour être éligible au second visa il faut avoir travaillé 88 jours dans le milieu de l’agriculture par exemple. Ça tombe bien on a déjà cumulé quelques jours grâce au fruit-picking !

Programme des prochains jours : retourner sur Perth et trouver un travail qui nous permettra de prolonger notre aventure en Australie !

Let’s go !

En vrac :

  • En Australie, la chaîne de fast-food « Burger King » existe mais sous le nom d’ « Hungry Jack ». Même logo, mêmes burgers, mêmes saveurs ! Lorsque que le géant américain à voulu s’implanter ici, la marque « Burger King » avait déjà été déposé par un australien, petit vendeur de burgers sur une plage. Malgré des négociations, l’australien n’a jamais voulu abandonné sa marque.
  • En plus des carcasses de kangourous au bord des routes, nous voyons maintenant des opossums tués par des voitures !
  • L’Australie à l’une des législations anti-tabac les plus strictes au monde. Depuis 2012, c’est le seul pays au monde à avoir mis en place les paquets de cigarettes neutres. C’est-à-dire qu’ils sont tous identiques – même couleur et même typographie – seul le nom de la marque change.
  • Depuis 1988, les billets australiens sont en plastiques dans le but principal d’éviter toutes contrefaçons. Ils résistent parfaitement bien à l’eau, sont quasi indéchirables et ont de jolies couleurs vives.

Retrouvez toutes les infos “En vrac” en cliquant ici !

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Nous remercions tous
nos sponsors

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