Étape #12 Objectif second visa
Étapes

Du 01/07/2014 au 10/07/2014

En quête du second visa

Album: En quête du second visa

Le 1er Juillet, nous voilà de retour à Perth.

Notre objectif : trouver un travail qui nous permettra d’être éligibles pour obtenir notre second visa pour rester une année de plus ici avant que notre premier visa ne s’expire !

Dans un premier temps, nous parcourons la ville afin de trouver un coin tranquille pour vivre le temps de nos recherches de travail.

Les maisons en dehors du centre-ville de Perth sont incroyablement grandes et luxueuses, ce sont de vraies villas avec vue sur la mer. Par mauvais temps, on aurait presque envie de s’y immiscer pour profiter de tout ce confort !

Après quelques tours, nous trouvons un petit endroit idéal où nous s’installer avec Wilson. Un parc calme avec toilettes, prises électriques, douches et en bonus vue sur l’océan. Une bibliothèque se trouve aussi à proximité ce qui nous permettra d’avoir un accès Wi-Fi pour nos recherches.

Dès le lendemain, c’est parti pour une longue série de recherches. On fouille, on trifouille, on farfouille tous les sites liés à la recherche d’emploi.
Fruit-picking, wwoofing ou travail de ferme, peu importe du moment que le job nous permet de décrocher le second visa.

Oui, car pour renouveler notre Working-Holiday Visa il faut travailler dans les campagnes et dans le milieu agricole.

Nos épluchons les offres sur Gumtree, site de petites annonces qui brassent beaucoup d’offres d’emplois et on finit par mettre notre propre annonce en espérant être contacté par un employeur.

Durant 7 jours, on envoie des mails, on répond à des annonces, on téléphone mais toujours aucun retour. Le moral n’est pas trop au rendez-vous…

Etait-ce une bonne idée de redescendre sur Perth,
allons-nous trouver un job rapidement ? Au quel cas ce sera le retour en France sans avoir fini notre road-trip…

Le temps est gris sur Perth et il y a de longues journées de pluie, nous passons des jours entiers à la librairie et à regarder des films, cloitrés dans notre van.

Une semaine après le début de nos recherches, nous avons un coup de fil intéressant d’une famille de fermier à 120 km à l’est de Perth. Ils recherchent un couple afin de travailler dans leur ferme de moutons. Seulement, le travail n’est disponible que dans un mois ! Comme rien ne se profile à l’horizon, nous acceptons l’offre en espérant de trouver un petit job en attendant.

Les bonnes nouvelles s’enchaînent et le lendemain une famille en banlieue de Perth nous appelle pour du WWOOFing. Ils ont l’habitude d’avoir des backpackers chez eux pour s’occuper de leur grande propriété. Malheureusement, la ville est trop proche de Perth donc le travail ici ne sera pas comptabilisé pour notre second visa, mais ce n’est pas grave, au moins ça nous fera patienter jusqu’à commencer le travail à la ferme.

Du 10/07/2014 au 17/08/2014

WWOOFing à Mundaring

Album: WWOOFing à Mundaring

C’est parti direction Mundaring, ville de 3 000 habitants qui se situe à 35 km à l’est de Perth. Alors que nous pensions juste rencontrer la famille pour un petit entretien, nous nous installons dans la maison le jour même.

C’est Ruth qui nous reçoit, mère célibataire avec 3 garçons (Sam : 10 ans, Jack : 18 ans et Oliver : 20 ans). C’est avec eux que nous allons vivre 1 mois et demi. Ils habitent en Australie depuis 7 ans et sont originaires d’Angleterre.

Ce qui est convenu, c’est de faire environ 10 heures de travail par semaine et en échange nous avons le logement, la nourriture et internet gratuit. Ruth travaille à Perth, elle forme de futurs directeurs d’écoles primaires et elle est souvent en déplacement professionnel, elle a donc besoin d’un coup de main pour entretenir sa propriété de 5 hectares.

Nous nous installons dans notre chambre et quel plaisir de retrouver le confort d’une maison ! On avait presque oublié ce que c’était !

Les journées passent plutôt vite, bien que l’on ait beaucoup de temps libre.

Nous nous occupons chaque matin du poulailler : nourrissage des poules, coqs, dindes et dindons.

C’est une vraie basse-cour !

Le dindon est persuadé de nous effrayer en courant vers nous en glougloutant, en réalité, il se fait peur tout seul et est très docile. Il se laisse caresser et porter !

Nous ignorions que les dindons étaient si doux !

Bref, on adore avoir de bons œufs frais tous les jours !

Autre tâche quotidienne réservée à Alexandre : le coupage de bûches !

Alexandre prend son rôle de bûcheron très au sérieux et tous les jours il fait un peu travailler ses bras !

Bien qu’il ne fasse pas vraiment froid la journée, dès que la nuit tombe, il peut faire jusqu’à 3 degrés en cette période de l’année, alors nous allumons la cheminée chaque soir.

Entre un peu de jardinage et de ménage, nous nous occupons aussi de Mister Ed, le cheval de la famille et des chiens Sammy – un vieux labrador – et Nala, un golden retriever de quelques mois.

Nous ne sommes pas dans une ferme mais c’est un peu un avant-goût de ce qui nous attend après…

Les journées sont plutôt à la cool et nous faisons même quelques petits extra rémunérés. Ruth nous demande de repeindre toutes les chambres, alors pendant près d’une semaine nous ne quittons pas les rouleaux, le scotch et les pinceaux des mains. Le résultat est plutôt pas mal pour des peintres en herbe.

Alors que nous cuisinons quelques plats typiquement français durant la semaine, le week-end c’est Ruth qui nous fait partager ses spécialités culinaires, un régal ! Ca nous fait plaisir de retrouver une vraie cuisine !

Nous entrecoupons ces petits boulots par quelques joggings dans les bois aux alentours et quelques allers-retours à Perth où on a d’ailleurs eu l’occasion de rencontrer rapidement notre prochaine famille et convenir du travail à faire dans la ferme.

Le mois et demi a défilé à toute vitesse et il déjà temps de dire au revoir à la famille et au voisinage.

Nous nous éloignons encore un peu de Perth pour atteindre la ferme près de Grass Valley.

Du 17/08/2014 au 18/11/2014

Obtention du second visa à Northam

Album: Obtention du second visa à Northam

Nous y voilà, le fin fond du Western Australia, certes, ce n’est qu’à 120 km de Perth mais c’est la vraie campagne !

Notre nouvelle maison se trouve au beau milieu des enclos de moutons et des champs céréaliers, nous atteignons d’ailleurs la maison via une route en terre rouge.

La région est jolie et légèrement vallonnée, ce qui permet d’avoir de belles vues sur toutes les étendues agricoles.

Nous nous situons à 2 km de Grass Valley, une ville, un village, euh… un hameau de 386 habitants. Heureusement, à 15 km se trouve Northam, une ville de 7 000 habitants et en Australie, même dans les petites villes comme celle-ci, on retrouve – à peu près – tout ce qu’on a besoin : supermarchés, piscine municipale, hôpital, écoles, complexe sportif, restaurants, magasins de vêtements,… et même un hippodrome avec régulièrement des courses de chevaux.

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Nous allons vivre avec Sabina68 ans – veuve, elle vit seule dans une grande maison entourée par les enclos des moutons. Elle est prof de natation durant la saison d’été et pour notre plus grande joie, a une piscine chauffée dans son jardin.
On partagera aussi la maison avec ses 3 chiens et ses 2 chats.

A à peine un kilomètre de là, vit la fille de Sabina, Amy, avec son mari, Grant et leurs trois enfants Benji (5 ans), Zoé (6 ans) et Kalib (10 ans).

C’est une famille très connue dans la région car c’est l’une des premières familles de fermiers à s’être installée dans le Western Australia.

D’origine anglaise, leurs ancêtres sont arrivés en Australie par bateau en 1863 avec 500 moutons et 200 chevaux et ont prospéré dans le domaine de l’agriculture et du commerce agricole. Ce fut de réels pionniers, la ferme où nous nous trouvons existe depuis 1912 et s’étend sur 4 600 hectares et avec 9 000 moutons.

Ca va, nous ne nous sentons pas trop à l’étroit !

Bien que deux mois suffiraient pour obtenir notre second visa, nous préférons être sûrs de le décrocher alors nous décidons de rester 3 mois complets à la ferme.

Nous devrons travailler entre 20 et 30 heures par semaine.

En échange, nous avons le logement, la nourriture et internet gratuit ainsi qu’une petite paie en supplément, entre 100 et 150 dollars par semaine chacun. Mais aussi, deux voitures à disposition, essence comprise. Certes, ce n’est pas énorme mais on ne fera aucune dépense et le but principal est d’avoir le visa tout en découvrant le quotidien d’une ferme.

Le travail principal – et expliqué à demi-mot par Amy – sera de tenir compagnie à Sabina qui n’aime pas que sa maison soit vide ni être seule pendant la nuit.

A côté, nous aurons quelques travaux quotidiens, tels que du jardinage et du ménage, nourrir nos voisins les chevaux, garder les enfants de temps en temps et s’occuper des chiens et des chats en l’absence de Sabina. Le tout avec bien évidemment un peu de travail avec les moutons.

La maison est très grande, nous nous installons dans l’une des chambres et avons même notre salle de bain privée.

Rapidement, nous prenons nos marques dans ce nouvel environnement.

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En quelques jours, nous voilà déjà prit dans une petite routine qui nous plaît.

Chaque matin, c’est ménage et jardinage. On dépoussière, on ratisse, on débroussaille jusqu’à l’heure du déjeuner sans oublier la crème solaire, le spray anti-moustique et le chapeau moustiquaire contre les mouches.

Eh oui c’est tout un rituel pour se préparer avant de sortir dehors !

Puis, l’après-midi, nous avons du temps libre jusqu’à l’arrivée des enfants vers 17-18h.

C’est aussi à ce moment-là que l’on s’occupe de nourrir et ramener les chevaux dans leurs boxes. Il y en a 10 sauvages et 3 qui sont montés : Spud, un cheval, Limee et Sushi, des poneys.

On n’avait pas trop l’habitude de côtoyer des chevaux auparavant mais maintenant nous sommes plutôt à l’aise avec eux.

 

Nous n’avons pas du travail de ferme tous les jours mais dès qu’on a besoin de nous c’est toujours avec grand plaisir.
Travailler et voir le fonctionnement de ce genre de ferme est très intéressant.

La majorité du temps, nos tâches consistent à bouger des troupeaux d’un enclos à un autre, le tout, encadrer par Ray, notre voisin qui est aussi le bras-droit de Grant et le seul employé à temps plein de la ferme. Il aime son métier et nous apprends beaucoup de choses en partageant ses expériences.

Qu’il faille changer un troupeau d’endroit ou l’amener à la bergerie, nous prenons notre job au sérieux et veillons toujours à ce que tous les moutons suivent. Nous faisons parfois de long trajet c’est pourquoi il faut ménager les troupeaux et ne pas trop les pousser au derrière, il faut être patient car il y a toujours des petits derniers à la traîne. Pour nous, ce n’est pas trop fatiguant car nous avons chacun notre quad !

Nous devenons les Charles et Caroline Ingalls des temps-modernes !

Fin Août, c’est le moment de séparer les agneaux des brebis.

Alors, nous amenons tous les troupeaux à la ferme tandis que Ray se charge de faire les séparations grâce à une porte battante qui sert à diriger les moutons vers l’un des deux enclos. Une fois séparés, les agneaux et leurs mamans bêlent et n’apprécient probablement cette séparation, ça fait de la peine à voir, mais maintenant, les petits sont assez grands pour vivre sans leur mère.

Quelques semaines après, nous faisons le même travail mais cette fois pour séparer les mâles des femelles qui sont différenciés par des étiquettes de couleurs accrocher aux oreilles.

Nous en prenons pleins les yeux dans cette ferme australienne, les paysages sont magnifiques !
Nous apprécions tous les jours les beaux couchers de soleil et la compagnie de tous ces animaux.

Nous voilà déjà début Septembre, les grosses chaleurs vont bientôt arriver alors c’est le moment de la tonte !

Une équipe de tondeurs est présente une semaine entière, c’est une vraie usine à l’intérieur de la bergerie. L’équipe a le coup de main et fait ça rapidement.

Étonnamment, les moutons sont plutôt calmes et disciplinés. Nous passons la semaine entière à répartir les troupeaux dans les enclos avec leur nouvelle coupe d’été ! Le travail est très physique pour les tondeurs, encore plus lorsqu’il fait chaud mais heureusement pour eux, c’est un métier très bien payé.

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Malgré que le couple avant nous, nous ait dit que Sabina était parfois difficile à vivre, de notre côté, la cohabitation se déroule bien et nous nous entendons très bien avec elle.

En semaine, elle n’est pas beaucoup à la maison et les week-ends, elle part sur Perth.

Bref, entre anniversaires, soirées entre amis, parties de golf, piscine et concert, notre mamie australienne a un emploi du temps très chargé et pas de place pour l’ennui, on est même jaloux lorsqu’elle nous dit que la semaine prochaine elle part à Perth pour aller voir le concert des Rolling Stones !

Finalement, c’est le soir que nous la voyons vraiment. Et bien que nous ne soyons pas obligés, chaque soir Sabina a le droit à son petit dîner à la française.

On réapprécie le fait d’avoir une cuisine tout équipé, et on en profite pour cuisiner de bonnes recettes à base de mouton dont le congélateur est remplit.

Hachis Parmentier, courgettes farcies, poissons en papillote, crème brulée, île flotante, … ça nous fait autant plaisir qu’elle de manger des bons petits plats !

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A cette période de l’année, il y a beaucoup de travail à la ferme et vers la mi-septembre, c’est le moment du grand nettoyage.

L’ensemble des moutons doit passer, chacun leur tour, dans un grand bain antiparasites afin de les protéger de tous parasites types insectes, notamment et surtout les mouches !

Comme vous l’avez déjà peut-être lu dans nos précédents articles, les mouches sont omniprésentes en Australie, surtout lorsqu’il fait chaud, on en deviendrait presque fou certains jours.

Ces petites malines aiment s’accrocher sur la laine des moutons pour s’y installer et pondre leurs larves, c’est absolument dégoutant à voir !

Attention, âmes sensibles s’abstenir

De ce fait, le mouton a sa laine toute abîmée et cela peut même entraîner leur mort si ce n’est pas traité, car les mouches rongent la peau du mouton jusqu’à rentrer à l’intérieur du corps et finissent par le manger de l’intérieur. Nous avons eu l’occasion de voir les larves proliférées sur certains moutons, c’est horrible !

Afin d’éviter tous problèmes de ce type, une équipe spécialisée est chargée de plonger les moutons dans un grand bain antiparasites, tandis qu’Alexandre et moi apportons et ramenons les différents troupeaux de moutons.

Tous les deux aux commandes de nos quads, c’est plutôt sympa comme semaine de boulot !

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La ferme est très grande et les enclos s’étalent sur des kilomètres, Sabina nous apprend qu’ils louent quelques-uns de leur enclos à une société de Northam proposant des vols en montgolfière.

Elle nous dit que si on veut, elle peut même nous avoir un vol gratuit pour tous les deux ! A 300 dollars par personne le vol, ce serait bête de refuser !

Deux semaines après, nous voilà en route pour le vol. Nous avons rendez-vous à 5 heures du matin à l’hangar, c’est très tôt mais c’est pour assister au levé du soleil dans les airs.

Nous arrivons donc à 5 heures du matin, encore un peu endormis, sur les lieux du rendez-vous. L’équipe nous accueille, nous sommes 16 personnes à écouter attentivement le programme de la matinée.

Un mini-bus, tractant la montgolfière encore pliée, nous emmène ensuite à l’endroit du décollage.

Le soleil commence à peine à se lever lorsque nous déplions l’immense tissu de la montgolfière. Il fait environ 5 degrés et nous ne regrettons pas de s’être emmitouflés de tous nos vêtements chauds.

Encadrés par 3 membres de l’équipe, tout le monde met la main à la patte pour aider à mettre en place la montgolfière et sa nacelle. Une fois dépliée, de grands ventilateurs projettent de l’air à l’intérieur pour la gonfler et très rapidement ce morceau de toile commence à prendre forme.

La montgolfière est énorme ! Tout doucement, elle se soulève et flotte au dessus de la nacelle, c’est le moment pour nous de monter !

A quelques secondes du décollage, notre cœur à a peine le temps de palpiter que nous voilà déjà décrocher du sol.

Dans les airs, nous voyons le soleil se lever puis nous redescendons un court instant histoire de frôler les épis de blé encore verdâtres.

Nous avons une vue unique sur les champs de la vallée, les fermes, la Avon River et Northam au loin.

A bord, il ne fait pas froid grâce aux flammes qui servent à chauffer l’air dans le ballon. La sensation est apaisante, nous avons l’impression d’être sur un nuage. Il n’y a aucun son, c’est le calme plat autour de nous et nous entendons juste la projection des flammes.

Étrangement, aucune sensation de vertige… A ce qu’il paraît c’est l’une des particularités des vols en montgolfière !

L’atterrissage se fait sans secousse, le voyage a été très agréable.

Nous sommes encore tous mis à contribution mais cette fois pour ranger la grande toile. On l’a plie pour vider l’air et la remettre dans son grand sac.

La matinée ne s’arrête pas là, puisque le vol comprend un petit déjeuner dans l’un des restaurants de Northam, le repas est copieux et accompagné d’une coupe champagne… dès 8h du mat’ !

Nous rentrons à la maison avec notre certificat de vol en montgolfière en mains.

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Nous n’avons pas le temps de nous ennuyer à la ferme, nous gardons régulièrement les enfants alors on s’efforce de trouver de nouveaux jeux en se remémorant nos bons vieux souvenirs de cours de récré.

Les enfants nous apprennent de nouveaux mots en anglais et nous leur enseignons quelques mots en français.

Nous fêtons 2 anniversaires en moins d’un mois et chacun des deux frères a eu le droit à un gâteau un peu spécial : un rainbow cake pour Benji et un terrain de foot au chocolat pour Kalib.

Lorsque nous avons du temps libre, nous visitons les villages aux alentours, les activités ne sont pas nombreuses mais les paysages nous suffisent.

Nous profitons des grands espaces pour se balader en quad dans les énormes enclos de la ferme avec à perte de vue des champs, des forêts et des collines.

Les paysages sont toujours aussi beaux et au mois d’octobre, nous voyons disparaître les paysages verdoyants qui laissent place aux champs dorés et secs. La pluie qui était déjà rare devient quasiment inexistante.

Ce mois d’octobre est marqué par la vente aux enchères des béliers à la ferme.

Pendant 2 jours, tout le monde s’active et nous aidons Grant et Ray à préparer le hangar où les béliers seront exposés. On installe les petits enclos et étalons, sable et paille au sol. 68 gros et beaux béliers seront mis en vente.

Le jour J tout est prêt mais grosse frayeur quelques minutes avant l’arrivée des premiers acheteurs.

Un serpent vient soudainement pointer le bout de son nez le long du hangar. Nous tenons les enfants éloignés tandis que les hommes tentent de le tuer à grand coup de pierres et finissent finalement par lui couper la tête à l’aide d’une pelle.

D’après eux, c’était un serpent vermineux !

Quelques temps après, la vente aux enchères peut commencer accompagnée de nos amis les mouches, venues aussi pour l’occasion !

Les futurs acheteurs font plusieurs tours autour des béliers. Rien n’est laissé au hasard, ils regardent et inspectent attentivement les béliers sans oublier de toucher et voir si la laine est bonne.

Peu de temps après, 3 commissaires-priseurs ouvrent la vente et c’est une véritable course qui commence.
Chacun surenchère sur les béliers, le commissaire-priseur à un débit de parole tellement rapide, qu’il nous est quasi impossible de comprendre quoique ce soit.

C’est plutôt impressionnant à voir et au bout d’1h30, la vente est terminée.
Résultat : 60 béliers ont été vendus entre 700 et 2200 dollars.

Nous aidons ensuite les clients à charger leurs nouveaux achats et le lendemain, grand nettoyage du hangar.

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L’épisode du serpent a effrayé Sabina, et comme chaque année à l’approche de l’été, elle tente de protéger son jardin contre ces reptiles.

Elle nous demande d’installer tout un tas de petits piquets vibrants autour de la maison. Soi-disant que ça éloignerait les serpents… Nous sommes tous les 3 un peu sceptiques mais jusqu’à ce jour, nous n’avons pas vu de serpent rodés autour de la maison. Pourvu que ça dure !

En revanche, d’autres bestioles s’invitent régulièrement dans notre chambre, salle de bain ou salon et c’est toujours de grosses angoisses ! Régulièrement, nous tombons nez à nez sur des huntsmans : ce sont d’énormes araignées aux longues pattes dégoûtantes très répandues en Australie mais heureusement inoffensives. Dès que la nuit tombe, elles sont de sortie !

Finalement, on se dit que les huntsmans ce n’est rien comparé à notre nouvelle découvert dans notre salle de bain…

Un beau soir en rentrant dans notre salle de bain, nous avons retrouvé un bébé scorpion au sol !!! Oui, oui un scorpion ! On vous laisse imaginer la scène… A présent, nous faisons attention où on pose nos pieds ! Mais le plus stressant, c’est probablement de se demander où se cachent les parents de ce petit ?!

Il y a tout de même des bestioles sympas comme les bobtails.

Ils sont présents tout autour de la maison et sont inoffensifs. Les bobtails sont de gros lézard très répandus en Australie, certaines personnes en ont même en tant qu’animal de compagnie. On en avait déjà touché au zoo de Sydney alors pas de panique avec eux. Ray nous a même expliqué que c’était très bon signe d’en avoir près de chez nous car ils mangent les œufs de serpents !

Bref, la faune est très riche surtout à la campagne ! On a même eu la chance d’approcher un nid d’aigle avec la mère qui rodait autour du nid de son petit.

Début Novembre, c’est le moment de prévoir le renouvellement des troupeaux, autrement dit c’est le moment de la reproduction. Contrairement à ce que l’on pouvait penser, rien de très naturel puisque les brebis seront inséminées artificiellement.

Pour cette occasion, un vétérinaire et son assistante sont présents et il faudra une longue journée pour que toutes les brebis soient inséminées.

Avant de commencer, une brebis est mise dans un petit enclos afin de stimuler le mâle qui rentre ensuite dans l’enclos. Au moment où le mâle s’approche de la femelle, le vétérinaire s’approche de ce dernier afin de recueillir rapidement la semence du bélier juste avant qu’il ne passe à l’acte.

Pas très glamour tout ça, n’est-ce-pas ?

Il a fallu renouveler cette opération 3 fois pour pouvoir inséminer l’ensemble des femelles.

Après avoir injecté un léger sédatif aux femelles, le travail peut commencer.

Equipé d’une micro-caméra, le vétérinaire introduit directement le liquide dans l’utérus de la femelle.

A côté de ce travail, Ray, Grant et Alexandre préparent les femelles et quelle préparation !

Il faut attraper les brebis puis les lever à l’aide d’un petit élévateur pour les déposer sur un chariot.

Une fois les pattes maintenues, le chariot est basculé vers l’avant pour que les brebis se retrouvent la tête en bas et que le vétérinaire puisse procéder à l’insémination facilement.

Il faut ensuite décharger la brebis et cette fois sans élévateur. Une brebis pèse environ 60 – 70 kg.

C’est un travail à la chaîne très physique et fatiguant pour nos trois fermiers.

Il faudra patienter 5 mois afin de voir les premiers agneaux naître.

 

En plus des moutons, il y a également quelques champs de récolte tels que du blé, de l’avoine et du lupin. C’est Ray qui se charge de la moisson, Alexandre est parfois sollicité afin de transporter d’un endroit à un autre le matériel. Au volant du 4×4, il tracte la tête de la moissonneuse batteuse de 20 mètres de long.

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Approchant de la fin de nos 3 mois à la ferme, il est temps de faire notre demande pour le second visa mais également de s’organiser pour la suite du voyage.

Nous voulons attendre le mois de mars avant de reprendre notre road-trip car ce sera la meilleure période pour visiter le nord du pays et son centre rouge, ainsi, nous éviterons la saison des pluies dans le Territoire du Nord.

Nous aimerions donc trouver un petit boulot en attendant afin de repartir sur les routes dans les meilleures saisons.

Alors que nous commençons à rechercher un logement sur Perth et un travail, Sabina nous propose de rester avec elle. Elle apprécie notre présence et voudrait que l’on prolonge notre séjour chez elle.

Après réflexion, nous décidons de rester à Grass Valley et de voir si nous pouvons trouver un job en ville.

Entre temps, nous avons obtenu, au bout de 24 heures d’attente, notre second visa tant attendu !

Nous sommes heureux de savoir officiellement que nous prolongeons notre aventure en Australie.

Du coup, arrêt de nos recherches sur Perth et début des recherches sur Northam.

Nous espérons pouvoir trouver tous les deux quelque chose !

Du 19/11/2014 au 22/03/2014

Nouveaux jobs à Northam & adieux à la ferme

Album: Nouveaux jobs & adieux à la ferme

Nous voilà décidés à rester quelques mois supplémentaires à la ferme avec Sabina.

Peu de temps avant de terminer officiellement notre travail à la ferme, nous commençons nos recherches d’emploi sur Northam.

Munis de nos CV, nous faisons du porte à porte auprès de tous les commerçants de la ville et quelques semaines plus tard, nous avons des entretiens et trouvons chacun un job.

C’est bien la première fois de nos vies que nous passons des entretiens en short et en tongs mais en Australie rien de bien surprenant !

Alexandre cumulera deux petits boulots. Il va continuer à travailler un peu pour la ferme et à coté de ça, il travaillera aussi pour le camping de Northam en tant qu’agent d’entretien et jardinier.

Quant à moi, j’ai trouvé un poste en tant que serveuse dans l’un des cafés de la ville.

Notre quotidien va donc changer, puisque nos journées ne pourront plus être consacrées qu’entièrement à la ferme. Cependant, nous décidons de continuer à aider Sabina concernant : tâches ménagères, animaux, cuisine, …
C’est le minimum que l’on puisse faire vu que nous ne payons pas le logement.

Très rapidement, notre petite routine s’installe.

Alexandre se lève tous les jours vers 6h-6h30 pour son travail à la ferme.

Il est chargé de nettoyer et d’entretenir les mangeoires à eau des moutons dans tous les différents enclos.

Autrement dit, il y a du boulot !

C’est un travail important, car à cause de la chaleur, des algues se déposent rapidement au fond des mangeoires, elles se salissent vite et peuvent contaminer l’eau et donc rendre malade les troupeaux.

En plus de ce nettoyage quotidien, il est chargé de vérifier s’il n’y a pas de fuite ou que les moutons ne manquent pas d’eau. Le tout, en faisant attention aux Redback (araignée mortelle) qui aiment se cacher bien à l’ombre sous les bouchons d’étanchéité des mangeoires. Mais aussi aux abeilles qui viennent s’approvisionner en eau, il s’est fait d’ailleurs piqué à la main par l’une d’entre elle et sa main avait triplé de volume pendant 3 jours !

Malgré qu’il se lève tôt, c’est un vrai plaisir pour lui de continuer à travailler pour la ferme. Tous les matins, il parcourt en quad les immenses enclos en compagnie du soleil et profite de la fraîcheur matinale éphémère.

Ce travail lui prend environ 2h chaque matin, ensuite Alexandre part au camping.

Le camping est agréable, grand et fleuri. Il y plusieurs cages à oiseaux tropicaux et des kangourous vivant dans le poulailler. Ses journées sont plus ou moins longue entre 2h et 7h, tout dépend du travail mais aussi de la chaleur, s’il fait trop chaud pas de jardinage. Il gère lui-même ses horaires.

De mon côté, le travail au café se passe plutôt bien et les journées sont assez chargées.

 

En plus d’apprendre toutes les différentes recettes de smoothies et de milk-shake, j’apprends également à utiliser la machine à café mais surtout à manier la buse de la machine à vapeur pour le lait.

Entre latte ou encore cappuccino, le lait doit être chauffé différemment pour apporter la bonne texture au café. Afin de compléter ma formation, on m’explique également comment faire de beaux dessins sur mes cafés.

Bref, c’est tout un art et intéressant à apprendre.

 

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Nous sommes le 1er Décembre et c’est le premier jour de l’été ici !

Les températures sont déjà très élevées depuis plusieurs jours et il n’est pas rare que le thermomètre atteigne les 45°C !

Heureusement que toute la maison est climatisée et qu’il y a la piscine pour se rafraîchir.

Les incendies de forêts (= les bushfires) sont de plus en plus nombreux aux alentours et nous vivons parfois des heures entières avec des nuages de fumé atour de la maison.

Pas très agréable !

Quand les weekends sont plus doux – c’est-à-dire, autour de 35°C – on en profite pour continuer de visiter la région.

Nous nous retrouvons près de Mundaring – où l’on avait vécu quelques jours en WWOOFing – afin de se rendre au barrage de la ville.

Situé dans une cuvette légèrement montagneuse, la construction du barrage a débuté en 1898 et s’est terminée 53 ans après, en 1951. Sa capacité est de plus de 63 millions de kilolitres. Il est long de 308 mètres et haut de 42 mètres.

Le barrage est entouré d’immenses espaces verts et fleuris, isolé de la ville. Tout ce secteur a été récemment rénové, on retrouve des barbecues et parcs à jeux un peu partout. L’endroit est très calme et reposant, rien de tel qu’une petite sieste au pied d’un de ces immenses arbres.

Nous parcourons ensuite les routes de la Swan Valley qui nous font rappeler à la région de Margaret River.

Au nord de Perth et au bord de la Swan River, c’est la région viticole la plus ancienne de l’Australie Occidentale.

Entre bars à vins, distilleries, produits frais et gastronomie, il y a de bons endroits où se régaler entre ce paysage rempli de vignes.

Pour nous, ce sera une petite halte dans une fromagerie où les vitrines sont remplies de fromages frais européens. Bien évidemment, on retrouve quelques fromages français, et nous sommes comme des enfants devant ces produits qui nous donneraient presque le mal du pays…

Malgré un prix plus élevé qu’en France, nous ne résistons pas à acheter une petite bûche d’Affinois et du Beaufort.

En réalité, ce seront des avant-goûts de ce qui nous attend en ce mois de décembre… C’est-à-dire avant de recevoir nos petits colis-cadeaux de nos parents pour Noël avec des dizaines de spécialités 100 % françaises !

D’ailleurs en parlant de ces colis, entre le foie gras, le fromage, les gésiers, le champagne et le nougat, nous nous sommes régalés et nous nous régalons encore ! (Encore merci à nos parents !)

Nous avons partagé quelques saveurs de notre pays à Sabina qui a adoré !

En revanche, lorsqu’elle a vu le saucisson, sa réaction nous a fait plier de rire. Nous nous sommes cru dans le Père-Noël est Une Ordure avec les Doubitchous roulés à la main sous les aisselles du voisin bulgare ! Bref, elle n’a pas voulu s’y aventurer. Elle ne sait vraiment pas ce qu’elle loupe…

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Alors que nous avons réveillonné le 24 au soir avec Sabina autour d’un petit festin, le 25 Décembre, nous embarquons avec nous, mousse de canard et saucissons pour fêter Noël au bord de la plage sous 35°C ! Une première pour nous et on ne réalise pas que ce soit Noël.

Perth compte un grand nombre de superbes plages.

Pour le pique-nique, nous choisissons la plage de Scarborough, c’est l’une des plus connues de Perth. Nous ne sommes pas seuls et beaucoup de monde est aussi venu pour se détendre en bord de plage ou dans les parcs autour de barbecues. On ne s’imaginerait pas faire un pique-nique pour Noël en France ! Il y a même des pères-noël en surf ou en roller pour l’occasion !

Après ce bon petit pique-nique, nous décidons d’aller faire du snorkeling à la Mettam’s Pool. La plage est aussi calme qu’une piscine vu qu’elle est protégée des vagues par des récifs au large.

Munis de nos masques et de nos tubas, c’est parti pour explorer les fonds marins. Tout un tas de différents poissons pointent leur bout de leur nez puis disparaissent dès que l’on s’en approche de trop près.

Après notre Noël à l’australienne face à l’océan Indien, c’est exténués que nous rentrons à la maison.

Dès le lendemain, nous regrettons un peu les 35°C de Perth, car ici, dans les terres, la chaleur n’en finit pas de monter. Durant des jours entiers, le thermomètre reste à 45°C. Il fait très chaud mais nous ne pouvons pas comparer ces 45°C à la canicule européenne. L’air est beaucoup plus sec et c’est peut-être ce qui rend la chaleur un peu plus supportable.

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Nous n’en avons pas fini pour les repas français – nostalgie ?! – et pour ce 31 Décembre, nous avons réservé une table dans un restaurant français à Perth dirigé par Alain Fabrègues, grand cuisinier qui a obtenu le prestigieux prix de Meilleur Ouvrier de France en 1991.

Presque tout le personnel est français, le restaurant est bondé et le cadre agréable. Une grande baie vitrée laisse apparaître la cuisine où l’on peut observer le chef et ses commis à l’œuvre.

Pour ce réveillon, nous choisissons le menu dégustation. Amuse-bouche, entrée, poisson, viande, fromage et desserts, le tout accompagné par différents verres de vin en fonction des plats. Tout le repas a été absolument délicieux et digne d’un 31 décembre.

Malheureusement, à Perth, pas de feu d’artifice pour le 1er de l’an. Apparemment, la ville réserve son budget feu d’artifice pour la fête nationale le 26 Janvier.

Pour le fameux décompte du jour de l’an, nous allons donc dans le quartier la plus animé de Perth : Northbridge. Cafés, restaurants, boîtes de nuit et concerts ornent les rues piétonnes. C’est en compagnie d’un groupe de musique que le décompte s’affiche sur un écran géant.

Nous regardons derrière nous cette année 2014 qui vient de s’écouler et ce sont que de beaux souvenirs qui nous viennent en tête. Nous espérons continuer sur la même lancée pour 2015 car encore beaucoup de choses restent à découvrir. Et dire qu’il y a un an déjà, nous étions devant le magnifique feu d’artifice de Sydney ignorant que l’on serait toujours en Australie un an plus tard !

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Le lendemain, on profite d’avoir passé une nuit dans un hôtel à Perth pour se balader dans la ville.

Après un petit déjeuner copieux, c’est sur les hauteurs de Perth que nous nous arrêtons au mémorial de l’acteur australien Heath Ledger (Brokeback Moutain, Chevalier, The Dark Knight, …) décédé en 2008 à l’âge de 28 ans.

Il repose un peu plus loin, dans le cimetière de Karratha.

 

Cette colline donne une belle vue sur la ville de Perth, nous nous dirigeons ensuite vers Kings Park. Un parc de 4 km² avec des milliers de plantes différentes, des fontaines et des cascades. En ce 1er de l’An, australiens et touristes sont venus pour profiter des coins d’ombre de ces immenses arbres.

Cette nouvelle année commence plutôt bien, à l’image de l’Australie, avec un beau paysage et du soleil !

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Notre petit quotidien reprend son cours après ces quelques jours fériés et il est plus que tant de penser à la suite de notre voyage.

Comme nous l’avons déjà expliqué, nous souhaitons attendre au moins fin Mars pour débuter notre road-trip dans le Nord car les saisons commenceront à être meilleures pour les visites.

Il nous reste environ 15 000 km à parcourir et se seront les kilomètres les plus vides. Nous allons roulés des centaines et des centaines de kilomètres avant de rejoindre une ville.

Ayant conscience de l’âge de Wilson et de ces petites difficultés, nous décidons – avec grand regret – de nous séparer de notre compagnon de route. Nous allons donc le vendre avant la fin Mars et prospecter auprès d’agences de location pour voir ce qu’ils peuvent nous proposer. Et pourquoi pas, leur proposer un partenariat entre eux et notre blog !

Northam étant à 120 km de Perth, nous quitterons la ferme début Février pour avoir un délai suffisamment large afin de vendre Wilson à un bon prix.

Prochainement, nous retournerons donc à Mundaring, dans notre première famille où l’on avait déjà fait du WWOOFing quelques semaines. Mundaring se trouve à 30 km de Perth, ce sera beaucoup plus simple pour faire visiter le van et le vendre.

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Le 26 Janvier, c’est férié en Australie !

L’Australia Day commémore l’arrivée de la première flotte britannique en Australie. Des tas de produits à l’effigie du drapeau australien sont vendus dans les magasins : tee-shirts, tongs, gobelets en plastique, casquettes, … Ce jour est célébré par tous les australiens qui sont fiers de leur pays. A contrario, ce jour à un goût amer pour la communauté aborigène…

Nous profitons de ce long weekend pour nous rendre sur Rottnest Island, une île très prisée au large de Perth.

Longue de 11 km et large 4,5 km, l’île a une superficie de 19 km² et est classée réserve naturelle, il n’y a donc pas de propriété privée.

Rottnest Island a été utilisé comme prison pour les aborigènes et les prisonniers de guerre.

Lorsque que les premiers explorateurs allemands ont débarqué sur l’île, ils ont été horrifiés en pensant qu’elle était infestée de rats géants – Rat’s nest (en allemand) – ce que veut dire « nid de rats », d’où le nom de l’île.

En réalité, ces « rats », ce sont les quokkas.

Un mignon petit marsupial présent qu’en Australie Occidentale et nulle part ailleurs dans le monde. C’est ce qui fait la particularité de l’île.

Nous partons donc à l’aube de la maison afin de rejoindre le port pour prendre le ferry dès 8h00.

Le bateau est complet, il faut moins d’une heure afin d’atteindre l’île et déjà c’est un vrai régal !

L’eau est bleu turquoise et l’île a des airs de Côte d’Azur et de Corse. Elle se visite, à pied, en bus ou en vélo.

Tous les véhicules privés sont interdits et c’est ce qui rend Rottnest Island encore plus sauvage et naturel.

Nous avons opté pour le vélo.

Un petit centre-ville est présent à côté du port, la rue principale est bordée de boutiques souvenirs, cafés et restaurants. Nous faisons très vite le tour du hameau puis grâce à la carte de l’île, nous débutons notre parcours.

Dès le début, nos jambes sont très sollicitées, car en réalité, l’île est loin d’être totalement plate. Pas de problème, les multiples plages paradisiaques nous permettrons de nous rafraîchir.

Enfants, parents, couples ou retraités, tous sont à vélo !

Nous faisons de nombreux petits arrêts sur la route pour prendre le temps d’admirer ces magnifiques paysages jusqu’au moment où nous croisons ces fameux quokkas.

Ces petits marsupiaux sont curieux et la plupart s’approche naturellement vers nous. Nous pouvons même les caresser pour leur plus grand bonheur (et le notre aussi !). Le quokka est considéré comme l’animal le plus heureux au monde car si on regarde bien sa bouche, il a l’air de sourire tout le temps

On aurait presque envie de les installer sur le porte bagage de notre vélo et les ramener à la maison.

Les plages sont plus belles les unes que les autres et sont loin d’être saturées de monde.

C’est très agréable de pouvoir profiter de cette île sans trop de touristes.

Parfois, nous avons vraiment l’impression d’être sur une île déserte.

Juste avant de déjeuner, nous tombons sur d’autres quokkas au bord de la route, nous nous arrêtons prêts d’eux, à l’ombre. Une fois de plus, ils viennent à nous.

La maman et le papa suivent leur petit, téméraire, il grimpe directement sur nos jambes pour nous dire bonjour. Ils sont doux et trop mignons, il y en a une dizaine autour de nous en train de dormir ou de grignoter des feuilles.

On resterait bien avec eux plus longtemps mais il nous reste encore du chemin.

Nous faisons une pause casse-croûte sur l’une des plages. Quelle vue pour un pique-nique !
Et après avoir repris un peu de force, nous nous baignons dans cette eau cristalline. Un pur bonheur !

La route n’est pas terminée, il nous reste encore quelques kilomètre à parcourir avant de terminer la boucle.

Nous faisons un petit crochet au centre de l’île où il y a de vastes lacs rosâtres.

Après 6 heures de promenade, nous enfilons à nouveau masques et tubas pour observer ce qu’il se passe sous cette eau turquoise. Ce sera notre dernière plongée à Rottnest Island.

Nous embarquons sur le ferry après une longue journée, Rottnest Island nous aura laissé de magiques souvenirs !

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Nous sommes en Février et le temps est déchaîné !

Avec ces hautes températures, il y a régulièrement des orages.

De magnifiques orages !

Le genre d’orage que l’on n’avait jamais vu de toute notre vie. Près de la véranda de la cuisine, nous nous asseyons pour admirer ces gigantesques éclairs qui illuminent tout le paysage de différentes nuances : blanc, bleu ou encore même rose et violet ! Un véritable spectacle !

Ces tempêtes s’accompagnent parfois de pluie, une chose que l’on n’avait pas vue depuis presque 4 mois maintenant.

Nous approchons de la fin de cette belle expérience à la ferme. Le 8 Février, nous serons à nouveau à Mundaring pour vendre notre compagnon de route Wilson.

Il est temps de quitter nos petits jobs et de dire au revoir à la ville, la ferme et notre famille australienne.

Sabina est assez bouleversée par notre départ et ne cache pas qu’elle préférerait que l’on reste avec elle encore plus longtemps.

Nous avons passés 6 superbes mois dans cette ferme et nous n’oublierons pas cette riche expérience en tant que fermiers. Nous sommes également tristes de quitter la ferme mais tellement content de reprendre bientôt notre road-trip.

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Le 8 Février, nous voilà de retour à Mundaring avec un super accueil de la part de Ruth et ses enfants.

Nous y restons quelques semaines et reprenons nos anciennes habitudes. La maison étant en travaux en plus des nombreuses tâches d’entretien de la propriété, nous sommes sollicités pour poncer, décarreler et peindre.

Le van est en vente depuis 2 semaines mais toujours rien, pas un appel ! Le temps passe vite, nous croisons les doigts pour le vendre aussi vite que possible. Entre temps, nous sommes recontactés par une agence de location qui accepte notre proposition de partenariat. Youpi !

Ce sont trois semaines avant de prendre la route que nous vendons Wilson – ouf ! – dès sa première visite ! Nous tournons une page et sommes tristes de nous séparer de notre petite maison mobile que nous avions nous-mêmes aménagés. Au revoir, Wilson ! Nous ne t’oublierons pas !

Le van est vendu, nous programmons notre futur périple.

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Nous voici donc rapidement à la veille de notre retour sur la route.

Après une si longue attente, nos yeux ne demandent qu’à voir de nouveaux paysages. Nous sommes prêts pour de nouvelles aventures et nous avons hâte de reprendre cette vie de nomade qui nous plaît tant et qui nous procure une grande sensation de liberté.

Nous comptons encore bien profiter de tous ces jours sur la route car ce seront les derniers pour finir notre grande boucle australienne !

En vrac :

  • Les Australiens ont donné un surnom à McDonald’s et l’appellent aussi « Maccas ». Même les affiches publicitaires du fast-food utilisent parfois cette abréviation.
  • Durant notre séjour à la ferme, nous avons assisté à une mini tornade d’une quinzaine de mètres de haut lors d’une journée à 45°C.
  • Les australiens ne se font pas la bise mais une accolade pour se dire bonjour.
  • Les emblèmes de l’Australie sont un kangourou et un émeu. Ces deux animaux sont natifs du continent, de plus, ils ne vont que vers l’avant et ne peuvent pas reculer (bon en réalité, ils en sont capables mais le font que très rarement…)
  • Le vote est obligatoire en Australie, auquel cas une amende de 50 dollars est appliquée.
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