Étape #13 Cote ouest 2
Étapes

Du 23/03/2015 au 25/03/2015

De Mundaring à Coral Bay

Album: De Mundaring à Coral Bay

Le matin du 24 Mars, nous y voilà, nous allons enfin reprendre notre voyage !

C’est surexcités que nous nous rendons en bus à l’entrepôt de Cheapa Campa pour y découvrir notre nouvelle maison mobile pour les 75 prochains jours !

Après avoir réglé quelques formalités au bureau, nous avons le droit à une petite visite guidée de notre nouveau van par l’un des employées de l’agence.

Le van a tout le confort qu’il faut et même un peu trop comparé à notre très cher Wilson.

En bref, nous avons un frigo qui fonctionne grâce à un système de double batterie, beaucoup de rangements, une gazinière avec deux feux, un évier avec une réserve d’eau de 80L (très important !) et même … un micro-onde !

C’est un véritable petit camping-car et grâce au toit surélevé, nous tenons même debout à l’intérieur.

C’est en réfléchissant au futur nom de notre nouvelle maison mobile que nous rejoignons la maison afin d’y charger toutes nos affaires.

Il nous aura fallu presque 2 heures afin d’organiser et de ranger nos affaires à l’intérieur ; et pour une seconde fois, nous disons au revoir à notre famille de Mundaring.

Nous allons enfin reprendre notre vie de nomade après presque 7 beaux mois passés au sein d’une ferme.

Nous avons eu la chance de voir, d’apprendre et de rencontrer des personnes qui ont fait de cette expérience un moment que l’on n’oubliera jamais.

Et mine de rien, vivre si longtemps avec ces familles australiennes nous a permis d’améliorer considérablement notre niveau d’anglais.

En fin d’après-midi, nous roulons environ 200 km pour atteindre un endroit où passer notre première nuit.

Le van est tout aussi facile à conduire que Wilson, bien qu’il faille se réadapter à la conduite manuelle et s’habituer à la prise au vent, plus importante, à cause du toit.

Nous passons notre première nuit en pleine nature et quel plaisir de redormir dans ce genre de cadre !

Nous avons une très belle vue depuis notre lit car le van a des fenêtres partout, nous nous endormons en guettant les étoiles filantes.

—–

Le lendemain matin, nous attaquons une longue route vers le nord, afin de continuer nos visites sur la côte ouest qui promettent de nous offrir d’incroyables nouveaux paysages.

Nous quittons peu à peu les villes et retrouvons rapidement ces fameuses longues routes vides. Rouler des heures entières sans traverser une seule ville et admirer les diversités des paysages ; voilà ce qui nous passionne dans ce voyage.

Si vous vous souvenez bien, nous avions déjà été jusqu’à Carnarvon, donc nous ne nous attardons pas sur les villes déjà visitées. Et pour reprendre notre parcours où il s’est arrêté, nous roulons directement en direction de Carnarvon soit à 900 km de b.

Nous (re)traversons Geraldton et Kalbarri pour enfin arriver à Carnarvon, vous vous rappelez cette fameuse ville connue pour sa grande production de bananes.

Dès notre arrivée, nous remarquons les désastres du cyclone, passé quelques semaines auparavant.

Des maisons ont été fortement endommagées, une station essence est hors service car démolie et les plantations de bananes abimées. Quelques panneaux de route et pancartes publicitaires ont carrément été arrachés.

Heureusement, aucune victime. La région étant à risque, dès l’approche d’un cyclone, des mesures sont mise en place pour protéger les habitants.

Après un bref arrêt à Carnarvon, nous reprenons les choses là où nous les avions laissées. Pour cela, direction une centaine de kilomètres au nord de la ville pour aller voir les « blowholes » à Point Quobba.

C’est un phénomène naturel visible depuis la surface rocheuse de la côte. Les vagues viennent s’engouffrer dans des grottes sous marine puis sont rejetées sous forme de puissants jets qui peuvent atteindre 20 mètres de haut.

Sur la route menant au bord de l’océan Indien, nous croisons nos amies les vaches qui recherchent tant bien que mal un petit coin d’oasis pour se rafraîchir sous cette forte chaleur.

A peine garer, nous apercevons déjà ces grands jets d’eaux propulsés dans les airs. Le phénomène est assez surprenant. Point Quobba est un lieu peu touristique où quelques retraités vivent ici à l’année dans de petites cabanes au bord de l’eau. Détente et pêche sont leurs principales activités.

25/03/2015

Coral Bay

Album: Coral Bay

Nous prenons ensuite la route en direction de Coral Bay, l’une des plages phares de la côte ouest, à 300 km de là.

Il n’y a rien entre ces deux stops, uniquement une longue route, où nous croisons, comme d’habitude, quelques voitures et caravanes.

Les distances sont tellement longues et les voitures rares que dès que les conducteurs se croisent, ils se font toujours un petit signe de salut. C’est monnaie courante partout en Australie sur ce genre de tronçons de route. Ça signifie surement un truc du style : « allez courage, mec, tiens bon ! »

En plus de se régaler du panorama, nous croisons le Tropique du Capricorne ou plus précisément, le panneau de cette ligne terrestre imaginaire.

Techniquement, nous allons le recroiser encore 3 fois pendant la suite de notre road-trip.

Au milieu de rien, nous traversons un mini village de 109 habitants, aminé par quelques cafés et des touristes venant profiter de la beauté des fonds marins. Nous voici à Coral Bay.

La plage est superbe, nous enfilons nos maillots de bain pour profiter de cette mer calme à 28°C !

Nous apercevons quelques beaux poissons mais l’eau est très trouble et nous empêche de voir correctement au-delà de quelques mètres. Plus tard, nous apprendrons que ceci était dû au cyclone et qu’il fallait toujours plusieurs jours pour que l’eau retrouve sa transparence.

Cela ne nous empêche pas d’apprécier notre baignade et le cadre reposant de la plage. Le soleil descend de plus en plus vers l’horizon, la plage se vide doucement et quelques pêcheurs viennent tenter de trouver leur repas du soir.

Il est temps pour nous de quitter cette belle plage, une petite douche et nous nous éloignons du village pour trouver un coin tranquille où dormir.

 

Du 26/03/2015 au 28/03/2015

Exmouth (Cape Range National Park)

Album: Exmouth

Au petit matin, direction Exmouth, l’une des destinations de cette côte que l’on attend le plus avec impatiente car très connue pour ses plages paradisiaques. Espérons que nous ne soyons pas déçus !

Sur la route, nous voyons les paysages changés peu à peu. La terre est plus sèche et se transforme en court de tennis de Roland Garros avec ce bord de route orangé.

Puis, nous apercevons une termitière par-ci et là, puis 10, puis 50, puis des centaines à perte de vue.

Elles sont toutes de formes et de tailles différentes et ressemblent à de grands menhirs marron.

Ces nids de termites sont très résistants et sont fabriqués à base de terre et de salive cuit au soleil.

Miam !

Nous rentrons dans la petite ville d’Exmouth qui compte 2 500 habitants et 6 000 pendant la période d’été.

La ville est quasiment désertique, par cette chaleur les gens préfèrent rester dans les lieux climatisés.

C’est étonnant de rouler durant des centaines de kilomètres au milieu de rien et de découvrir cette ville isolée.

Exmouth a été fondé il y a 50 ans, à l’origine, la ville était un point de ravitaillement pour une base navale américaine, petit à petit, elle est devenue une attraction touristique. Et on va très vite comprendre pourquoi !

Le cœur du cyclone étant passé à Exmouth 10 jours auparavant, on peut encore constater quelques dégâts matériels. Certaines routes sont d’ailleurs encore inaccessibles car impraticables pour cause d’inondation.

 

En réalité, ce n’est pas la ville en elle-même qui a rendu Exmouth attractif mais plutôt le Cape Range National Park, situé de l’autre côté de la pointe à 50 km, que nous avons hâte d’explorer.

Nous passons une petite matinée en ville afin de refaire le plein d’essence et de nourriture puis nous nous rendons au parc national.

C’est plus précisément Ningaloo Reef qui fait la particularité de Cape Range National Parc.

Ce récif corallien, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2011, s’étend sur 260 km. Il abrite une vie sous-marine unique et abondante, le tout dans un cadre idyllique.

Et durant la bonne saison, c’est-à-dire d’avril à juillet, il est possible de nager avant le plus gros poisson au monde : le requin-baleine qui peut mesurer jusqu’à 20 mètres de long. Quelques agences organisent des sorties en mer pour aller nager tout près de ces impressionnants poissons inoffensifs pour l’homme.

Nous avons longuement hésité à s’offrir ce tour et finalement, étant à peine dans la période, nous nous sommes résignés. Le tour coute environ 400 $ et n’est pas remboursé si le requin-baleine n’est pas au rendez-vous.

Généralement, le tour est donc reporté sans frais supplémentaire mais comme il faut parfois attendre plusieurs jours avant d’obtenir une nouvelle date, nous n’avons préféré ne pas prendre le risque. Eh oui, nous voyageons en location maintenant alors il faut gérer notre temps, surtout en ce début de voyage.

Bref, vous aurez compris pourquoi Ningaloo Reef est l’un des sites que l’on attendait avec impatiente depuis déjà plusieurs mois !

D’ailleurs dès l’approche du parc national, un nouvel animal fait son appariation sous nos yeux.

Il ne s’agit pas d’un kangourou ou d’un gros lézard, que l’on a l’habitude de croiser très souvent sur la route, mais d’émeus. Vous savez cet animal qui ressemble à une autruche.

—–

Après avoir rapidement visité la ville d’Exmouth et ses plages, nous atteignons enfin l’entrée du parc. Nous payons une entrée pour 3 jours qui nous autorise à passer les nuits sur place.

Nous apprenons que certains sites du parc sont fermés en raison du récent cyclone. C’était le risque en voulant éviter la haute saison ; bien que dans les endroits isolés de l’Australie on est loin de se marcher dessus…

Un plan du parc en main, c’es parti, premier arrêt : Turquoise Bay. Rien que le nom fait déjà rêver !

Arrivés sur le parking, nous prenons tout le matériel de snorkeling sous les bras, plus qu’une petite dune de sable blanc nous sépare de la plage. Le sable est brûlant, nous passons de l’autre côté de la dune et « wouaaaaaah » !

La plage est absolument magnifique ! Nous avons l’impression d’être au cœur d’une carte postale.

Cette plage paradisiaque au sable blanc et à l’eau cristalline est parfaite pour la baignade, la farniente et la randonnée aquatique. Après avoir attentivement contemplé la plage avec nos grands yeux ébahis, nous rentrons vite dans l’eau à 32°C !

La mer est calme, nous nous dirigeons directement vers les récifs. Heureusement, malgré le cyclone, l’eau est un peu plus claire qu’à Coral Bay. Nous approchons lentement vers les coraux et apercevront, de petits et de gros poissons multicolores, vivant là, tranquillement, se laissant glisser au rythme des courants.

En fin d’après-midi, après avoir profité pleinement de la plage et passé des heures entières à l’eau, nous descendons au sud du parc, pour rejoindre Yardie Creek et y passer la nuit. Juste avant le coucher du soleil, nous entreprenons une marche dans la gorge de Yardie Creek.

Il n’y a personne sur les chemins. Les roches laissent ressortir leur belle couleur orangée au fil du temps que le soleil tombe à l’horizon.

Malgré avoir vu un avertissement signalant une marche de catégorie 4, on joue les aventuriers – ou plutôt les fainéants car pas envie de refaire demi-tour au parking – et on s’engage sur le chemin, tongs aux pieds…

Bon ce n’est vraiment pas à refaire !

Traverser deux crevasses en tongs pour atteindre le point de vue ça nous a coûté quelques frayeurs !

Au retour, nous sommes entourés de kangourous qui profitent de la baisse de température pour venir trouver quelques petites feuilles à grignoter. Nous marchons à tâtons pour ne pas les effrayer et d’un coup, un autre kangourou très particulier apparaît sur notre chemin. C’est le wallaby des roches.

Ce tout petit wallaby vit exclusivement dans les zones rocheuses, il est très agile et bon grimpeur.

Nous refaisons le chemin retour, toujours en étant très prudents car tongs aux pieds…

Avant de se préparer à manger, nous nous asseyons sur la plage pour observer le soleil qui se couche.

Nous avons des kilomètres de plage pour nous tout seul ! On se sent seuls au monde et libres. Le lit de sable blanc est ondulé, façonné par le vent, et ressemble à des dunes d’un désert.

Ce serait presque comme si personne ne s’était encore approcher de l’océan.

C’est pendant ces petits instants, qui semblent hors du temps, que l’on regarde, on pense, on respire, on savoure le moment présent afin de garder à jamais cette sensation si douce et légère que nous offre notre voyage.

Le lendemain, nous visitons quelques autres plages du parc, pour finalement se retrouver à Turquoise Bay mais cette fois-ci sur une autre partie de cette longue plage.

Les fonds marins sont encore plus étendus et jolis de ce côté-là. Il y a de tas de coraux différents, aucune forme ne se ressemble.

Nous poursuivons nos aventures sous-marines à Oyster Stack, une autre plage à quelques minutes d’ici.

Cette plage est probablement la meilleure pour observer les coraux.

Contrairement à la Grande Barrière de Corail à l’est du pays, Ningaloo offre un accès direct aux récifs. Pas besoin de s’y rendre en bateau car quelques récifs se trouvent à moins de 100 mètres du rivage !

C’est le cas d’Oyster Stack, où les coraux sont à moins de 5 mètres du rivage. Ici pas de sable mais de grosses roches qui rendent l’accès à l’eau un peu plus difficile.

Avant de s’engager, nous avons été vérifiés les horaires de la marée au centre d’information du parc. Il faut que ce soit la marée haute pour ne pas heurter et abîmer les coraux ou se blesser avec.

On s’équipe puis on rentre dans l’eau prudemment, il y a quelques vagues, les coraux sont déjà à nos pieds. Nous comprenons très vite pourquoi il était essentiel de venir en marée haute ! Les coraux sont juste sous nous, un mauvais geste et on les touche. On les frôle et on a parfois peur de se griffer tellement qu’on est proche d’eux.

Le spectacle est magique, nous sommes si proches. Les coraux sont multicolores tout comme les poissons qui se balade sous notre corps.

En plus d’apercevoir de grandes étoiles de mer rouges ou bleues, nous avons la chance d’assister à la ponte des coraux. Ce phénomène se déroule tous les ans entre mars et avril. Des centaines de petites boules, comme des œufs, sont agrippées à leur corail. Ils se détacheront pour vivre leur vie de bébés coraux quelques jours plus tard.

Dommage que nos photos ne reflètent pas la beauté de cette vie sous-marine. C’est impressionnant d’être aussi proche des récifs.

Le temps passe vite et nous sommes déjà en fin d’après-midi. Notre mission est de trouver de l’eau pour remplir notre douche solaire car depuis 2 jours, nous nous lavons à l’aide d’une casserole !

Nous parvenons enfin à trouver l’unique point d’eau du parc. Notre douche solaire de 20 litres est remplie, nous allons pouvoir nous laver (presque) normalement.

 

1h30, c’est le temps qu’il m’a fallu pour démêler, nettoyer et brosser mes cheveux après ces 2 derniers jours de baignade sans réel shampoing. L’eau salée a été fatale, heureusement, je suis venue à bout de ces gros nœuds.

Un dernier dîner devant un beau coucher de soleil et demain nous quitterons le Cape Range National Parc avec de belles images plein la tête.

Du 28/03/2015 au 30/03/2015

Karijini National Park

Album: Karijini National Park

Nous quittons Exmouth en étant passé par la case « réapprovisionnement » : courses, essence et surtout eau car les accès à l’eau se font de plus en plus rares alors pas question d’oublier ce point vital surtout lorsqu’on entame ce genre de long trajet.

Ce sont 660 kilomètres qui nous séparent de notre prochain point d’arrivé mais aussi de la prochaine ville.
Oui, c’est vraiment vide l’Australie !

Nous prévoyons 2 jours de voyage où nous allons traverser que des roadhouses (stations d’essence) sur notre chemin en plein milieu de nulle part.

Pour rejoindre le Karijini National Park, nous quittons un peu la côte car le parc est situé dans les terres.

Les routes sont comme d’habitude… vides !

Nous traversons de très nombreux panneaux d’avertissement indiquant « Routes sujette aux inondation ».

Lors d’un arrêt à une station service, nous tombons même sur un panneau routier indiquant les routes inondées qui sont impraticables dans la région. Heureusement pour nous et malgré le cyclone récent, la voie est libre !

On se questionne sur comment ça se passe en cas d’inondation sachant qu’il n’existe qu’une seule et unique route pour aller d’un point A à un point B ici. Des gens doivent sûrement parfois rester bloqués dans les stations service.

Après quelques heures de conduite sous une forte chaleur, nous décidons de nous arrêter pour la nuit. Nous rejoignons une bonne dizaine de voyageurs en van et en caravane ainsi qu’un troupeau de vaches sur un grand terrain aménagé pour les baroudeurs.

Dès que nous sortons de la voiture, c’est le retour des mouches ! Elles ne nous avaient pas du tout manqué ! Mais cette fois, nous sommes équipés et dégainons notre arme fatale : le filet pour visage !

C’est peut-être difficile à concevoir, mais ici dès qu’il fait chaud les mouches sont présentes par millier.

Si ce ne serait que ça…

Le truc, c’est qu’elles viennent sur vous sans arrêt. Elles tentent de rentrer dans vos oreilles, vos narines, passent derrière vos lunettes pour s’approcher de vos yeux, … Il n’y a AUCUN moment de répit !

Bref, c’est un enfer ! Le filet peut vous paraître ridicule mais il est très courant en Australie et fait parti de LA panoplie du bon voyageur. En tout cas, c’est très efficace bien qu’un peu embêtant pour manger !

Alors que nous éteignons les lumières pour tenter de dormir malgré la chaleur, nous entendons nos copines les vaches marcher tout près de nous et parfois même faire pipi tout proche de notre van !
Et ça en fait du bruit !

Ayant les fenêtres ouvertes – avec moustiquaires intégrées, heureusement – nous ne pourrions pas nous sentir plus proche de la nature !

C’est très amusés que nous nous endormons pour reprendre en forme, la suite de notre voyage demain matin très tôt, à la fraîche.

—–

 

Il est très tôt et déjà on sent que la journée va être chaude. Nous découvrons un nouveau type de climat. Bien que nous soyons à la fin de la saison humide, nous la ressentons dans l’air.

Ce n’est pas très agréable mais supportable, pour l’instant…

A l’approche de Karijini, nous traversons rapidement la ville de Tom Price. Cette ville minière de 3 000 habitants est complètement isolée mais offre à ses habitants un fort salaire, plus élevé que la moyenne australienne.

Ça paie le minerai de fer !

D’ailleurs la région est l’une des régions – non métropolitaine – les plus riches de l’Australie. La ville est très calme, elle doit sûrement être un peu plus vivante lors de la haute saison car non loin se trouve le célèbre parc national de Karijini.

La route nous menant au parc est magnifique et désertique – pour changer ! – les paysages changent et quelques collines émergent de la terre. La terre est toujours orangée et la végétation très verte.

Nous avons très chaud, il y a toujours très peu de monde sur la route et toujours pas de réseau téléphonique. Nous sommes souvent coupés du monde pendant des heures entières.

La route est longue et pourtant nous ne nous ennuyons jamais.

En plus de la variété des paysages, la faune est aussi très présente puisqu’en moins de 15 minutes, nous avons dû éviter un troupeau de vaches sauvages, un iguane, et un énorme aigle qu’on a fait fuir en klaxonnant. Il faut donc toujours être vigilant même pendant la traversée de ces longues lignes droites.

Une heure après avoir traversé Tom Price, nous voici au Karijini National Park.

Avant d’entamer les visites et de nous enfoncer dans le parc, nous allons refaire le plein d’eau près du centre d’information.

Peu avant le coucher du soleil, nous nous rendons sur l’un des sites du parc : Circular Pool.

Circular Pool est l’une des piscines naturelles de la Dales Gorge qui mesure 12 kilomètres de long. Les autres endroits du parc n’étant accessibles qu’en voiture 4X4, nous allons principalement explorer les différents endroits de cette gorge.

 

En s’approchant de plus près, on découvre une magnifique gorge d’une incroyable couleur. Le soleil se couchant, le spectacle n’est que plus beau.

Quelques personnes se baignent en bas, tandis que nous longeons la gorge afin d’atteindre le Three Ways Lookout, l’un des points de vue principaux. L’eau n’est pas très claire à cause des fortes précipitations qu’il y a eu ce mois-ci.

En chemin pour Three Ways Lookout, nous croisons 3 fois de gros lézards venant profiter de la fin de journée pour se mettre en plein soleil sur de grosses roches encore bien chaudes. C’est assez impressionnant de voir ces grosses bestioles rappelant un peu les dinosaures.

Nous arrivons au bord d’une falaise offrant une superbe vue sur la gorge. Tout en bas, des randonneurs terminent leur marche, qu’en à nous, nous nous y aventureront dès demain matin.

Comme pour la plupart des parcs nationaux, nous avons pris notre entrée qui nous autorise à dormir sur place. Quelques endroits aménagés pour le camping avec toilettes sèches et barbecues sont mis à la disposition des voyageurs.

Il fait encore très chaud et humide ce soir, nous osons à peine faire à manger de peur de réchauffer trop le van avec la gazinière. Un petit orage avec quelques gouttes éclate pendant la nuit mais ne suffit pas pour rafraîchir l’air.

—–

Après un bon petit déjeuner animé par les chants des oiseaux, direction l’autre partie de la gorge pour rejoindre Fortescue Falls et Fern Pool.

Le temps est couvert mais ce n’est pas pour autant qu’il fait plus doux. Même sans bouger, notre peau est déjà moite et il devient difficile de s’étaler de la crème solaire !

On descend dans la gorge à l’aide d’un escalier naturel en pierre, impatients de voir ce que l’on va y découvrir.

La descente est déjà impressionnante avec ces hauts murs de pierre rouges-orangés.

Les strates, c’est-à-dire les différentes couches géologiques, sont très visibles.

C’est l’érosion qui a sculpté ces roches vieilles de 2.5 milliards d’années et qui a formé la gorge qui abrite à présent une faune et une flore très abondantes.

Rapidement, nous commençons à entendre les chutes d’eau, quelques pas plus loin, nous voici aux Fortescues Falls, une nouvelle piscine naturelle creusée au centre de ces falaises abruptes.

Après une petite pause, c’est à travers une forêt dense et impressionnante que nous rejoignons Fern Pool.

Ces deux points d’eau sont sacrés pour les aborigènes, il est donc indiqué de respecter le lieu en restant discret et en appréciant le calme et la sérénité qui s’en dégage.

La Fern Pool est un endroit agréable et calme. Un ponton en bois mène à l’eau.

Il fait toujours très chaud et humide et c’est surement ce genre de climat qui permet d’avoir cette végétation luxuriante.

Nous sentons que ça grouille d’insectes, d’animaux et de toutes sortes de bestioles autour de nous. Heureusement, nous n’apercevons que des chauves-souris installées confortablement sur un immense arbre au dessus de notre tête.

Pas très rassuré, Alexandre trouve tout de même le courage de se baigner malgré l’eau trouble due aux dernières fortes précipitations. Il se rend jusqu’à l’autre côté de la piscine afin d’atteindre la chute d’eau sans trop penser à ce qui pourrait se balader autour de lui sous l’eau !

Cet endroit est un réel petit havre de paix, calme et relaxant.

Nous rebroussons chemin et remontons la gorge pour profiter des autres facettes du site.

Malgré quelques passages abrupts qui nous obligent même à passer par une échelle fixée sur la falaise pour poursuivre notre randonnée, nous atteignons un cours d’eau qui relie les 3 principaux bassins naturels.

Nous marchons à présent sur ces énormes plaques géologiques et avons l’impression d’être sur une autre planète.

L’endroit est remarquable mais nous sommes contraints d’écourter notre randonnée car le temps sa gâte et entendons le son du tonnerre grondé au loin.

En deux jours, nous terminons les visites du Karijini National Park. Le parc nous a émerveillé, bien que nous n’ayons pas eu accès à son intégralité car pas de 4×4.

Il est temps de quitter les terres pour rejoindre la côte.

Broome, notre prochaine grande ville étape se trouve à 1 000 km de là mais entre temps, nous ferons un petit stop à Port Hedland.

Du 30/03/2015 au 31/03/2015

Port Hedland

Album: Port Hedland

En quittant Karijini National Park, nous roulons 350 km pour atteindre Port Hedland en réfléchissant au nom de notre nouveau van. Wilson nous ayant quitté, nous devons trouver un nom pour notre nouvelle maison sur roues.

Après s’être creusé la tête et avoir sollicité l’aide de chacun via notre sondage sur Facebook. Nous retenons un nom correspondant parfaitement à cet imposant véhicule très gourmand en essence.

Attention, roulement de tambour….

Notre second van pour la suite et fin de notre road-trip portera le nom de : FILLMORE(référence au van hippie Volkswagen du film d’animation « Cars 2 »).

—–

Plus nous approchons de Port Heldland et plus le trafic de gros camions (les roadtrains) est régulier. Nous croisons d’énormes roadtrains et de nombreux convois exceptionnels qui nous obligent à nous arrêter sur le bas côté car il n’y a pas assez de place sur la route goudronnée.

La plupart du temps ce genre de convoi est encadré ; des véhicules avec des gyrophares précèdent le convoi en nous faisant signe de nous garer sur le côté.

Nous sommes dans la région du Pilbara et par ici, au fin fond de ces terres rougeâtres, se trouvent d’importantes mines qui extraient jour et nuit les richesses de la terre.

La route est poussiéreuse, nous nous arrêtons à une roadhouse pour refaire le plein d’essence, et découvrons une station service avec essentiellement des travailleurs.

Les murs et le toit de la roadhouse sont tellement poussiéreux qu’il est quasi impossible de deviner la couleur qui se cache derrière cette couche de terre orange.

Après quelques heures de route, nous trouvons un petit endroit tranquille à l’écart de la route principale pour passer la nuit.

C’est encore une fois, entourés d’un troupeau de vaches, que nous passerons la nuit.

Une nuit qui fut très agitée, puisque le sommeil devient de plus en plus difficile à trouver à cause de cette chaleur omniprésente qui nous oblige à utiliser la douche solaire plusieurs fois dans la même nuit !

—–

Le lendemain, nous voici à Port Hedland. Il est à peine 9h00 et il fait déjà 35°C !

Port Hedland est une ville de 14 000 habitants qui a principalement vu le jour grâce à la forte activité minière de la région. Et déjà avant d’atteindre la ville, nous sommes baignés dans un environnement très spécial.

Au-delà de ce voile constant de poussière orange, nous découvrons une massive fourmilière humaine.

Camions, voitures utilitaires, fourgons, trains, paquebots, … toutes les machines s’activent au rythme des petits bonhommes vêtus de leur gilets de sécurité jaunes fluo.

On se croirait sur une toute autre planète, à la terre sans relief et orange. Des tas de machines en ferrailles émergent du sol, ponts et routes sont encore en construction.

Rien n’est beau et pourtant, l’entrée de cette ville est absolument fascinante.

Port Hedland ne dort jamais, la ville est en activité 24/24h et 7/7j. Il faut extraire les richesses de la terre en continu malgré les très fortes températures tout le long de l’année. Trains et paquebots circulent afin de transporter toutes ces richesses.

On creuse, on extrait, on transporte, on construit mais finalement on détruit. Cette triste réalité dévoile une permanente course au profit.

C’est l’entreprise BHP Billiton qui a participé à la construction de cette ville hors norme. Le nom de cette entreprise est d’ailleurs inscrit sur de nombreuses infrastructures publiques. Producteur de fer, de diamants, d’uranium, de charbon, de pétrole et de bauxite, BHP Billiton est présent dans 25 pays.

Je vous laisse deviner le faramineux chiffre d’affaire annuel de la boîte…

De par sa forte activité et l’importante masse échangée par la voie maritime, Port Hedland est le 1er port de l’Australie et le 11ème au rang mondial.

Vous imaginez bien que Fillmore et nous faisions un peu intrus dans ce vaste décor de zone d’exploitation minière.

Mais notre stupéfaction n’est pas terminée pour autant !

En avançant encore plus près de la ville, nous voyons au loin de gigantesques machines. Curieux, nous empruntons une route réservée au personnel pour s’y approcher et découvrons cette fameuse machine : la Bagger qui fait partie des machines les plus grosses du monde.

D’origine allemande, cette machine sert à creuser la roche ou la terre. Elle mesure environ 100 mètres de haut et fait 225 mètres de longueur. C’est un véritable monstre d’acier.

Un peu plus loin sur la route, une dune de blanc immaculé s’impose, nous nous arrêtons pour s’apercevoir qu’il s’agit en réalité d’une montagne de sel !

En plus des mimerais de fer, du gaz naturel et du bétail, Port Hedland produit du sel.

Bref, vous l’aurez compris, Port Hedland est loin de nous avoir laissé indifférents. Bien que la ville ne soit pas du tout touristique, elle n’en est pas moins très intéressante.

Après cette étonnante entrée dans la ville, nous ne perdons pas de temps et nous dirigeons dans un centre commercial pour profiter de la climatisation et faire quelques petites courses. Mais comment font ces gens pour travailler sous cette chaleur toute l’année ?!

Nous revoyons l’océan mais pas question de s’y baigner. D’ailleurs, aucune plage n’est aménagée car il est très dangereux d’y mettre les pieds.

Nous arrivons dans la région où les crocodiles de mer vont être de plus en plus présents. Ce sont des prédateurs redoutables, mesurant en moyenne 7 mètres de long, il ne vaut mieux pas en croiser sur son chemin car bien que leur milieu naturel soit l’eau, il n’est pas rare qu’ils sévissent sur la terre où il est aussi très à l’aise.

En plus des crocodiles marins, Port Hedland abrite des poissons-pierre. Oh, c’est rigolo comme nom ! Oui, mais non ! Le poisson-pierre est le poisson le plus venimeux au monde, ces épines sont si pointues et résistantes qu’elles peuvent transpercées une semelle de chaussure. Son venin est neurotoxiques ce qui paralyse les muscles et attaque le système nerveux.

Autant dire que nous n’avions pas du tout envie de nous baigner malgré cette insupportable chaleur.

En résumé, nous faisons que traverser la ville car il n’y a strictement rien à « fer » à Port Hedland !

Nous remercions tous
nos sponsors

Retour en Haut