Étape #15 De Katherine à Darwin
Étapes

Le 06/04/2015

Katherine

Album: Katherine

Dès le passage à la frontière entre le Western Australia et le Northern Territory, la limitation de vitesse passe de 110  à 130 km/h. C’est la première fois que nous voyons cette limitation depuis que nous voyageons en Australie,  à croire que la région est tellement vide et vaste que nous sommes autorisés à rouler plus vite !

 

Nous voici donc dans un nouvel état australien, sûrement celui que nous attendions le plus et qui promet encore de belles découvertes et de beaux paysages. Nous allons découvrir le Nord avec sa flore abondante et sa dangereuse faune puis nous descendrons dans le désert pour visiter le Centre Rouge.

Bref, nous n’en sommes pas encore là pour l’instant.

Nous venons donc de quitter Kununura, il faut donc parcourir 515 kilomètres afin de rejoindre Katherine, la prochaine ville. Durant cette traversée, toujours très peu de voitures et pas de réseau téléphonique et pourtant nous doublons encore un cycliste pédalant péniblement sous 40°C.

Nous atteignons Katherine en une bonne journée de route, les kilomètres ne nous font plus peur. Nous trouvons un petit coin de forêt à quelques kilomètres avant la ville. La nuit va bientôt tombée alors nous nous empressons de  cuisiner notre dîner avant que les moustiques assoiffés de sang ne débarquent.

Nous en profitons aussi pour suspendre notre douche solaire pour se rafraichir avant d’aller se coucher.

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Au petit matin, nous nous faisons réveiller par le chant strident des oiseaux australiens – ceux qui ont vécu en Australie ne peuvent que s’en souvenir – malgré tout, depuis le temps, nous nous y sommes habitués et c’est finalement agréable de se sentir en plein milieu de la Nature dès notre réveil.

Nous arrivons à Katherine en quelques minutes. Cette ville au climat subtropical compte environ 9 000 habitants et depuis la fin de l’activité minière dans la région, elle vit principalement grâce aux touristes.

Etablit en 1926, avant l’arrivée des européens, Katherine n’était qu’habitée que par des aborigènes qui sont d’ailleurs encore très présents. C’est bien la première ville où nous voyons essentiellement des aborigènes. Dans les autres villes, ils étaient très minoritaires et marginalisés tandis qu’à Katherine, ils semblent plus intégrer dans la vie de la ville. C’est ce qui nous a interpelés dès notre arrivée et nous avons été contents de les voir vivre comme tout le monde et non mis à l’écart comme dans les autres villes.

Katherine marque clairement que nous sommes dans un tout nouvel état. L’ambiance et le décor sont très différents. Nous nous sentons vraiment loin de tout et c’est probablement l’une des premières fois, depuis que nous sommes en Australie, qu’une ville nous donne vraiment ce sentiment de dépaysement et d’isolement.

Après avoir été au supermarché du coin afin de faire quelques provisions, nous visitons plusieurs galeries d’art aborigène. Bijoux, peintures, sculptures, didgeridoo, … il y en a pour tous les goûts. Cet art ne nous laisse pas indifférents et nous sommes très tentés de repartir avec un souvenir australien de ce type…

La plupart des galeries sont tenus par des artistes aborigènes et l’ensemble des œuvres sont des créations venant des communautés d’aborigènes aux alentours.

Katherine est aussi réputée pour ses sources d’eau chaude. Malheureusement, la plupart sont fermées et formellement interdit au public pour le moment à cause des risques de… crocodiles ! Et oui, le Nord de l’Australie est rempli de crocodiles. Nous croisons d’ailleurs régulièrement des panneaux indiquant ce danger omniprésent au bord des fleuves ou rivières.

Vous vous rappelez, nous avions expliqué que c’était la fin de la saison des pluies dans le Nord. Certaines rivières ont débordées et sont sorti de leur lit, des eaux de différents fleuves ce sont donc mélangés, ces dangereux reptiles ont donc eu la possibilité de se faufiler un peu n’importe où grâce à la montée des eaux et également dans des endroits où ils ne sont normalement pas présents. Alors tant pis pour les sources d’eau chaude à Katherine !

 

Afin de rouvrir l’accès au public, il faut donc attendre que les rivières ne débordent plus. Ensuite, une équipe de professionnels – style chasseurs de crocos –  pourra vérifier l’ensemble des piscines thermales pour voir s’il y a des crocodiles qui s’y sont glissés. Si c’est le cas, la bestiole sera alors tuée ou capturée afin d’être relâcher  dans son milieu d’origine.

 

Du 07/04/2015 au 08/06/2015

Nitmiluk National Park

Album: Nitmiluk National Park

Le stop à Katherine nous permet de nous ravitailler mais pas seulement, puisqu’à proximité se trouve le Nitmiluk National Park.

Ce parc, ouvert au public depuis 1989, a deux points d’accès. L’un des points se situe au bord de la Katherine River et de ses gorges, et le second point donne accès aux cascades de l’Edith River. Cette région a une grande valeur pour les aborigènes qui en ont d’ailleurs la garde. Nitmiluk signifie le rêve de cigales.

Nous nous installons au camping situé en plein cœur du parc national lui-même avant d’entamer une petite randonnée au bord de la Katherine River. Avec un accès à l’électricité, aux douches, barbecue et piscine, c’est le grand luxe pour nous !

Puis c’est parti pour une petit randonnée sur le hauts des falaises pour avoir une vue dégagé du parc et plus particulièrement de la Katherine River. Cette rivière longue de 328 kilomètres débute précisément au Nitmiluk National Park.

L’avantage que le camping se situe en plein cœur du parc, c’est que nous n’avons pas besoin de prendre le van. Nous commençons donc la randonnée directement.

En s’engageant dans les premiers sentiers, nous sommes accueillis par les cris stridents de chauve-souris qui se trouvent juste au dessus de nos têtes. C’est la première fois que l’on en voit d’aussi près et surtout qu’on en voit autant, c’est assez impressionnant.

Une bonne centaine étaient pendues aux arbres en train de se ventiler avec leurs ailes, d’autres se rendaient d’un arbre à un autre. Un beau spectacle pour nous !

Rapidement, nous changeons l’objectif de l’appareil photo pour observer ces bestioles d’un peu plus près. Et, étonnement, nous trouvons leurs têtes plutôt mignonnes !

Après les panneaux « Attention crocodiles » et maintenant cette horde de chauve-souris, nous sentons réellement que nous avons bel et bien changés de région. La faune et la flore est beaucoup plus abondante et hostile alors on se prendrait presque pour Indiana Jones !

Après quelques rochers et escaliers gravis, nous voici sur le haut des falaises. C’est une jolie vue et bien que la rivière semble calme, elle est remplie de crocodiles. Le chemin retour est moins difficile car la température descend légèrement.

Après cette petite randonnée, nous méritons bien un petit plouf dans la superbe piscine du camping. En nageant, on peut observer aigles, chauve-souris et un tas d’oiseaux multicolores dont le Blue-faced honeyeater (le méliphage à oreillons bleus en français). Ce petit oiseaux, typique de la région, à un plumage jaune orangé voire olive et  ces yeux sont entourés d’un bleu brillant. Il est aussi connu sous le nom de Banana Bird car il aurait une addiction pour les bananes.

Bref, vous l’aurez compris, nous sommes en plein cœur de la Nature et nous ne cessons d’être émerveillés. D’ailleurs au moment même où j’écris ces quelques lignes, deux petits wallabies se baladent autour de notre van !

Le soleil se couche et nous faisons de même et avec cette chaleur nous nous endormons avec le coffre grand ouvert, protégés par la moustiquaire qui est absolument indispensable depuis que nous traversons ce genre de climat.

Nous avons déjà parcouru 5 200 km depuis Perth !

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Le lendemain, c’est reparti avec une randonnée un peu plus longue qui nous amènera sur les falaises au bord de la Katherine River puis à l’une des nombreuses cascades qui se trouvent dans cette région.

Nous partons donc le plus tôt possible car le soleil va encore taper bien fort aujourd’hui.

Nous arrivons au premier point de vue en sueur mais la marche en valait le coup.

Puis nous nous rendons à la cascade : Southern Rockhole. L’accès est difficile, il faut marcher sur d’énormes rochers humides. Nous sommes vigilants car chaque pas pourrait nous faire atterrir sur les fesses.

Plus nous approchons et plus nous entendons le son de la cascade, nous avons hâte d’y arriver pour se rafraichir un peu.

Une vingtaine de personnes est déjà en train de profiter de ce petit coin qui a tout pour plaire. La cascade est en plein milieu d’une forêt, il fait bon, l’endroit est calme et reposant. Sans plus attendre, nous entrons dans cette vraie piscine naturelle. Depuis le début de notre voyage, nous n’avions pas encore eu l’occasion de nous baigner dans une cascade, c’est très agréable de retrouver de l’eau douce et non l’eau salée de la mer.

Nous nous dirigeons sous la cascade et déjà nous n’avons plus pieds. La profondeur semble être assez importante

Alexandre en profitera pour faire quelques plongeons depuis les rochers.

Après un long moment de relaxation, nous quittons Southern Rockhole. Ce rafraichissement nous à redonner la force pour affronter la chaleur du chemin retour.

Nous profitons encore quelques instants du camping, piscine, douche et électricité puis direction les Ediths Falls au nord-ouest, c’est le second et dernier point d’accès du parc.

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Cette fois, la marche est beaucoup plus facile et courte, et lorsque nous arrivons sur la première chute d’eau, c’est le coup de foudre pour tous les deux. L’endroit est encore plus beau que Southern Rockhole.

D’après Alexandre, c’est « le Paradis sur Terre ! »

Bien que le soleil commence doucement déjà à se coucher, nous prenons le temps de profiter de ce lieu magique. Les rochers, encore brûlant de la journée, renvoient de belles couleurs rougeâtres qui changent d’intensité au fur et à mesure que le soleil se couche.

Nous ne sommes pas les seuls à profiter de ce cadre, pleins de lézards sont tranquillement posés autour de nous sur les roches.

Au milieu de cette vaste cuvette en pierre se trouve un rocher et derrière lui, la cascade. Nous contournons le rocher pour arriver face à la puissante chute d’eau. Cette fois impossible d’aller en dessous tellement le courant est fort. Mais lorsque nous arrivons en face, le fort courant nous pousse de l’autre côté du rocher et nous entraîne au point de départ. Nous avons refait ce parcours une bonne dizaine de fois avant d’enfin se décider à redescendre au van !

Nous descendons de l’autre côté de la colline à travers un chemin bordé de toutes sortes d’arbustes différents. A cette heure là, les différentes plantes et arbres émettent des odeurs très agréables.

Nous arrivons en bas où se trouve la fin de la chute : Edith Pool. Pas de chance, celle-ci est fermée et strictement interdit au public car il n’y a pas encore eu l’inspection pour voir si des crocodiles étaient présents. Tant pis, il commence à faire sombre, nous décidons alors de rester au camping.

 

Le 08/04/2015

Litchfield National Park

Album: Litchfield National Park

Le lendemain, nous poursuivons nos visites des parcs nationaux de la région. Cette fois, nous nous dirigeons à 250 kilomètres au nord de Katherine, se rapprochant petit à petit de Darwin, la capitale du Territoire du Nord.

Nous entrons dans le Litchfield National Park. Au programme, cascades, rivières et baignades à volonté ! Mais ce n’est pas tout, ce parc a une particularité puisqu’il est surtout connu pour abriter des termitières géantes.

Vous vous rappelez, nous en avions déjà parlé dans un article précédent, car depuis que nous remontons vers le Nord nous croisons régulièrement ces petits nids de termites.

Mais là, elles sont d’un tout autre genre et sont géantes. Ce sont des termitières magnétiques, c’est-à-dire qu’elles sont toujours orientées nord-sud afin de contrôler plus facilement la température de leur abri et de permettre une meilleure ventilation intérieure. Quand on voit comment chauffe le soleil dans cette région, on comprend pourquoi les termites ont choisi ce mode de construction. Pas folle la guêpe le termite !

C’est impressionnant de voir ce que ces petites bestioles sont capables de construire. Les termitières sont aussi dures qu’une pierre et sont aussi appelées « cathédrales » au vue de leur grande taille. Elles comptent environ 300 000 à 500 000 insectes mais impossible d’en apercevoir une seule, même lorsqu’on s’y approche.

Ensuite, petite baignade aux Florence Falls. Pour atteindre la chute, il faut traverser une forêt qui abrite des tas de chauve-souris et après 160 marches nous voici au bord de l’eau !

Nous sommes surpris de voir autant de monde, nous n’avons plus l’habitude mais en ce moment ce sont les vacances scolaires d’où les parkings remplies de voitures.

 

Un peu plus loin dans le parc, une petite balade de 1.6 kilomètre nous rend sur une vue en hauteur des Tolmer Falls. Nous faisons ensuite une pause casse-croûte avant de rejoindre les Wangi Falls, malheureusement la baignade y est interdite à cause du risque de crocodiles.

Nous traversons une véritable jungle grâce à un petit pont en bois. Il y a de hauts palmiers et des lianes qui pendent un peu partout autour de nous mais aussi et surtout ces horribles Golden Orb !

Ce sont d’énormes araignées – aussi grandes qu’une main toute entière – connue pour l’éclat de couleur or de leur soie. Ainsi, elles y attirent leur proie qui peuvent parfois être beaucoup plus grosses qu’elles, telles que des oiseaux. Mais ce n’est pas tout ! Autour d’elles se baladent des dizaines de petites araignées, ce sont les mâles. Après l’accouplement, certaines Golden Orb mangent le mâle ! Oui, elles n’en font qu’une bouchée ! Beuuurk !

Un panneau précise que si l’on fait cette marche tôt dans la matinée, il est préférable de se munir d’un bâton pour ne pas se prendre les toiles d’araignées en plein visage. Heureusement pour nous, le passage avait déjà été fait par des précédents randonneurs et aucun accident de ce genre ne nous est arrivé pendant notre balade !

Nous terminons notre journée à Buley Rockhole. Une rivière, au fort courant qui nous permet de nous rafraîchir après une journée sous un soleil de plomb. Quel bonheur de se prélasser dans ce bain à remous naturel !

Après une journée bien remplie, nous nous installons dans un camping près du parc. A la tombée de la nuit, nous observons le ciel… C’est magnifique ! Chaque nuit, quand le ciel est dégagé, nous pouvons parfaitement voir les étoiles ainsi que la voie lactée.

Demain, ce sera direction Darwin !

Nous n’avons plus la notion du temps, des dates ou des jours. Nous vivons quasiment au rythme soleil : levé 6h00 et couché 20h00. Nous voyons tellement d’endroits plus incroyables les unes des autres que nous avons l’impression de vivre plusieurs journées en une seule.

Du 10/04/2015 au 12/06/2015

Darwin

Album: Darwin

Après une petite heure de route, nous voici arrivés à Darwin, la capitale du Territoire du Nord, c’est également la ville la plus peuplée de cet état, elle compte 140 000 habitants.

 

 

Darwin est situé sur les rives de la Mer de Timor, à mi-chemin entre le Tropique du Capricorne et de l’Equateur. C’est également la ville qui connaît le plus d’accident dû aux crocodiles marins – les salties.

 

La ville est agréable, des palmiers de toutes tailles jonchent les rues et il fait toujours aussi chaud. Par contre, il est impossible de se baigner dans la mer à cause des crocodiles. Il y a des panneaux partout indiquant le danger et personne ne se balade au bord de l’eau ! En plus en cette période, il y a aussi des méduses…

 

Nous remarquons que la plupart des bâtiments semblent récents. En réalité, la ville a dû être reconstruite 2 fois.

La premières fois, à la suite des bombardements japonais pendant la Seconde Guerre Mondiale en 1942. Pendant plus d’un an, la ville a été la cible de plusieurs raids aériens qui ont causé de très importants dégâts.

 

Puis, à Noel 1974, Darwin fut totalement dévastée par le cyclone Tracy, la catastrophe naturelle la plus légendaire du pays. C’est en 1978 que la ville renaît et termine enfin sa reconstruction.

 

Un fois Fillmore garé bien à l’ombre, nous entreprenons une ballade dans les rues de la ville.

 

Nous tombons devant le parlement. Cet énorme bâtiment blanc à été ouvert en 1994 et a coûté près de 170 millions de dollars. Rien que ça !

En poursuivant notre petite balade à pieds, nous passons devant la Maison du Gouverneur puis, au détour d’une rue, nous arrivons sur un étrange tunnel. L’accès est fermé mais nous pouvons apercevoir de gros tuyaux à l’intérieur. Il s’agit en faite d’un lieu historique qui peut être visité.

 

Ce tunnel, construit durant la Seconde Guerre Mondiale avait pour but de protéger les réserves d’huile contre les bombardements japonais. Des bombardements antérieurs avaient déjà détruit des réserves. Ce sont 11 tunnels qui ont été construit, pouvant accueillir 20 000 tonnes de pétrole.

 

Cependant, lorsque la construction fût terminée, les risques de bombardements étaient terminés, la construction de ces tunnels n’a d’ailleurs pas servi de stockage à cette période.

A quelques pas de là, c’est l’instant détente et repos près de l’un des seuls endroits de la ville où l’on peut se baigner, le Wave Lagoon, une grande piscine à vagues. Employés, familles et touristes, viennent se rafraîchir à tout moment de la journée.

Après avoir fait quelques emplettes dans les rues commerçantes du centre-ville, nous trouvons un camping non loin de la ville.

 

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Le lendemain, bien que nous ne soyons pas fans de zoos, nous nous rendons à Crocosaurus Cove qui abrite que des crocodiles et des reptiles. Ce sera surement la seule occasion pour nous approcher ces impressionnantes bêtes, car finalement même si la région est infestée de crocodiles, il sera probablement difficile d’en apercevoir dans leur milieu naturel car ce sont des zones dangereuses à éviter.

La région sait profiter de la présence de ces reptiles pour organiser toutes sortes d’excursions garantissant de voir des crocodiles dans leur milieu naturel en les attirant avec de gros morceaux de viande rouge. Si cela vous intéresse, vous aurez du choix quant à ce type d’activité.

 

Ici aussi, à Crocosaurus Cove, il y a une activité phare. Plongée en plein milieu d’une piscine abritant un crocodile mais bien sûr, en étant protégé dans une cage. Cette activité s’appelle The Cage of Deathla Cage de la Mort – et il vous faudra débourser à 165 dollars si vous tentez l’expérience seul ou 265 dollars si vous vous allez dans la cage à 2.

Avant d’aller voir ce spectacle de plus près, nous faisons un petit tour dans tout le parc. Le parc est assez petit et finalement, nous en avons fait le tour assez rapidement. Il y a toutes sortes de reptiles observables.

 

 

Nous avons même l’occasion de toucher un bébé crocodile. Bien qu’étant encore inoffensifs, sa gueule était quand même bien celer par un morceau de sparadrap.

 

Un peu plus loin, nous approchons d’un groupe animé par un guide. Aussitôt, nous nous retrouvons avec un blue tongue et un petit python entre les mains qui s’enroule autour de nos doigts. La sensation est très bizarre.  Il y a quelques mois, cette expérience aurait été complètement inimaginable… A croire que l’Australie nous a rendu plus aventuriers !

Il est temps d’approcher de la Cage de la Mort, deux personnes viennent d’y rentrer et la cage se dirige doucement vers le crocodile dans l’eau.

 

Tout de suite, le crocodile s’approche près de la cage et lui tourne autour. Les personnes mettent leur masque pour le voir de plus près sous l’eau. L’un des employés accroche alors un morceau de viande sur un bâton et l’approche de la cage pour que les 2 personnes voient les crocs affutés du géant reptile.

 

Bien que les photos sur les brochures étaient plutôt impressionnantes, en réalité, l’activité semble un peu fade notamment pour les participants qui semblent s’ennuyer au bout de quelques minute. Le crocodile n’est pas très agressif comme on aurait pu l’imaginer, en même temps, il doit être souvent sollicité pour cette même scène.

Nous quittons le parc pour se rendre au Musée d’Art de Darwin. Un autre musée bien pauvre et probablement le moins intéressant que l’on ait visité depuis le début de notre voyage. Décidément en Australie, les musées ne sont vraiment pas top !

Ensuite, petite balade dans le superbe Jardin Botanique de la ville où se trouvent tout un tas de plantes et d’arbres tous plus bizarroïdes les uns que les autres. A certains endroits, nous traversons une vraie petite jungle, avec des lianes qui pendent partout dans un fort taux d’humidité.

 

Nous terminons nos visites de la ville en longeant Fannie Bay jusqu’à atteindre la pointe de la côte où se trouve la base militaire de Darwin. Quel dommage de ne pas pouvoir se baigner !

 

Ce sera notre dernière nuit à Darwin !

Nous allons maintenant descendre dans le sud et traverser de longs kilomètres dans le désert afin de rejoindre le Centre Rouge. Avant cela, nous ferons un petit crochet pour visiter le fameux Kakadu National Park.

Du 12/04/2015 au 14/04/2015

Kakadu National Park

Album: Kakadu

Depuis Darwin, nous sommes à environ 200 kilomètres de l’entrée du parc. Nous quittons peu à peu la civilisation et replongeons dans le fin fond de la Nature australienne.

 

Kakadu National Park est le plus grand parc national d’Australie et a été classé au patrimoine de l’UNESCO en 1981. Ce parc attire les touristes pour ses paysages mais surtout car il constitue une réserve archéologue et ethnologique unique au monde. En effet, ces terres ont été habitées depuis  plus de 40 000 années par les aborigènes. On peut donc y observer de nombreux sites d’art rupestres remontant à des milliers d’années racontant comment les Hommes vivaient à cette époque (pratique de la chasse et de la cueillette, cérémonies, …)

 

On y retrouve aussi la plus grande variété d’écosystème de l’Australie. L’Australie représente près de 23% des réserves mondiales d’uranium. Une partie de la réserve de Kakadu est exploitée pour son uranium mais une vaste partie ne l’est pas grâce au long combat de l’aborigène Jeffrey Lee, propriétaire de terres à Kakadu, qui s’est opposé au projet d’Areva. Jeffrey Lee, a refusé l’offre de la multinationale française alors que celle-ci lui promettait de devenir l’homme le plus riche du pays… !

 

« J’ai dit non aux mines d’uranium à Koongarra, car je crois que la terre et les croyances propres à ma culture sont plus importantes que l’exploitation minière et l’argent. L’argent va et vient, mais la terre est toujours là, subsiste toujours si nous nous en occupons, et s’occupera toujours de nous. ».

Jeffrey Lee

 

Bref, le parc est immense et finalement, ce n’est qu’une petite partie qui est accessible au public, la majorité du parc étant réservé aux propriétaires aborigènes.

Plusieurs kilomètres après Darwin et après avoir croisé une vingtaine de wallaby, nous traversons des rivières plus ou moins grandes avec des panneaux « Attention crocodiles – Baignade interdite – Ne pas s’approcher du rivage ».

 

 

Le Kakadu National Park est un vrai nid à crocodiles et des faits divers d’attaques mortelles ne sont pas rares en Australie. Rassurez-vous, ces attaques sont très souvent causées par un manque de vigilance de la part des Hommes.

 

Nous traversons des dizaines de rivières en essayant de rechercher un crocodile qui pointerait le bout de son nez, bien en sécurité dans le van.

 

Un peu plus loin, nous traversons l’une des Alligator River.

 

Cette rivière porte bien son nom. Il y a d’ailleurs de nombreuses activités dans les alentours qui proposent des expéditions dans les rivières pour approcher d’un peu plus près ces reptiles dans leur élément naturel.

 

L’activité la plus populaire est le « Jumping Crocodile Cruise » : un bateau vous emmène dans l’Alligator River, s’arrête puis un des organisateurs tend un bâton avec un gros morceau de viande au bout, en attendant qu’un crocodile jaillisse entièrement de l’eau. Frissons garantis !

 

Pas vraiment tenter par cette croisière, nous nous rabattrons un peu plus tard sur le film « Rogue » (Titre français : Solitaire) qui suit l’un de ces bateaux avec des touristes voulant assister à ce fameux jump de crocodile. Malheureusement (et vous l’imaginez bien), la balade ne se passe pas comme prévu. Le film est classé dans la catégorie « Epouvante-Horreur » ; nous on a plutôt bien rigolé en le regardant !

 

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Nous voici maintenant en plein dans le parc de Kakadu, nous n’avons passé aucun portail ou guichet où présenter nos billets que l’on avait préalablement acheté à l’office de tourisme de Darwin.

 

Nous nous apprêtons à arriver sur le premier endroit à visiter. En quelques secondes, nous écrasons un énorme lézard, apercevons un serpent encore plus gros en plein milieu de la route et là… plus possible d’aller plus loin ! C’est l’arrêt immédiat !

 

La route pour rejoindre Ubirr, un des sites d’arts rupestre, est complètement inondée !

 

Mélanie : Mais je ne peux pas y aller là !

Alexandre : Mais si, vas-y, tu peux traverser !

Mélanie : T’es sûr ?! Ca semble profond quand même…

Alexandre : Mais non c’est bon j’te dis, c’est pas profond, je vois la route…

J’hésite quelques secondes… puis une voiture nous dépasse et traverse la route… mais à bord d’un gros 4×4 équipé pour ce genre de route. Autrement dit, impossible de traverser avec Fillmore !

 

On risquerait de noyer le moteur ou pire, de se faire emporter par le courant. L’arrière du 4×4 ayant lui-même un peu vaciller, il est certain que Fillmore, lui, n’aurait pas bien adhérer à la route…

 

Nous prenons quelques photos sans s’approcher du bord de l’eau – on ne sait jamais – puis, nous rebroussons chemin tout comme les deux autres voitures qui nous ont rejoint à ce moment-là.

 

Tant pis pour Ubirr, nous n’irons pas admirer son site d’art aborigène ou encore le fameux passage de Cahills Crossing (je vous laisse regarder par vous-même sur Google Images). Cette année encore, de nombreuses voitures ont du être secourues et un homme a été tué par un crocodile.

 

Bref, nous voici à Jabiru pour la nuit, dans un camping à côté d’une petite maisonnette avec notre salle de bains privée.

Il est déjà tard, nous mangeons de nuit et dehors car il fait trop chaud dans le van. Les moustiques sont déjà très nombreux et affamés, nous prenons le dessert dans le van.

 

Une fois de plus, nous sommes au cœur d’une Nature riche et hostile. La végétation est impressionnante et la faune omniprésente. Des chauves-souris traversent au dessus de nos têtes, on entend des cris d’oiseaux toujours plus étranges, voyons des lézards, des serpents, des araignées de toutes sortes.

Bien que le parc soit touristique, nous sommes complètement isolés de toute civilisation et peu nombreux.

 

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Le lendemain, nous nous rendons à Nawurlandja, une marche de moins d’un kilomètre nous mène sur un point surélevé pour admirer une partie du parc.

 

 

Puis direction Nourlangie Rock (Burrunggui – en aborigène) où un petit circuit de moins de 2 kilomètres va nous faire découvrir quelques dessins aborigènes.

 

Ce gros rocher de grès rouge strié d’orange, de blanc et de noir, abrite des peintures uniques au monde datant de plusieurs milliers d’années. Elles donnent des éléments sur comment les aborigènes vivaient. Elles représentent des scènes de vie (rituels, chasse, …) mais expliquent également comment, d’après les aborigènes, s’est créés la Terre et les êtres vivants par les esprits et les premiers ancêtres.

 

Des plateformes et des barrières en bois protègent les peintures. Nous ne pouvons pas nous approcher trop près mais voyons très bien les dessins. Les aborigènes se servaient de morceaux de roches de couleur afin de réaliser ces peintures. Les peintures sont encore impeccables malgré leur âge, cependant, certaines ont été retouchées.

La pluie, la poussière, les plantes, les animaux, ces éléments peuvent rapidement dégrader les peintures. On note d’ailleurs que quelques fissures dans le rocher ont été discrètement rebouchées afin d’éviter que de l’eau ne ruisselle sur les peintures et ne les dégradent.

 

Nous sommes un peu déçus par les panneaux descriptif devant les peintures, ils sont assez pauvres en information.

Nous poursuivons notre chemin sous une chaleur lourde et humide. Le circuit nous amène en dehors des rochers et nous avons une belle vue sur cette imposante roche.

Un peu plus loin, nous marchons jusqu’au Mirrai lookout (3.5 kilomètres aller-retour) en empruntant un sentier escarpé en plein milieu de la forêt.

 

Au bout du chemin, une plateforme surélevée surplombe le parc. Une forêt immense s’entend à perte de vue. Un peu déçus par ce point de vue, nous retournons au van.

 

Nous nous dirigeons ensuite au centre culturel aborigène du parc.

 

Développé par les propriétaires aborigènes de Kakadu, ce centre est une petite merveille.

 

Nous avons visité plusieurs musées depuis le début de notre séjour en Australie, et pourtant aucun d’entre eux n’a été aussi complet, précis et authentique concernant le mode de vie et l’histoire du peuple aborigène. On y retrouve aussi la vision des aborigènes sur la façon dont ils sont et ont été traités par « l’homme blanc ». Ils expliquent également les relations qu’ils ont eu avec les premiers côlons.

 

Les récits et témoignages sont très touchants, abordés avec pudeur et simplicité. Les aborigènes se battent toujours pour faire perdurer leur culture et garder leurs terres.

Malheureusement, il est interdit de prendre des photos à l’intérieur.

 

C’est sur ce dernier lieu que se terminent nos visites dans le parc de Kakadu.

 

Quelques kilomètres plus loin, nous trouvons un endroit où dormir.

Chaque soir, dès la tombée de la nuit, c’est le même rituel et nous nous mettons en mode combat contre toutes les petites bestioles attirées par la lumière.

 

Moustiques, papillons, insectes non identifiés, ce soir-là, malgré les moustiquaires fixées à chaque fenêtre du van, nous nous endormons en compagnie de centaines d’insectes…

Notre avis sur le Kakadu National Park :

Quelques jours avant de se rendre au Kakadu National Park, nous avons discuté avec le propriétaire de l’un des campings près du Nitmiluk National Park, il nous a dit que la plupart des gens sont très déçus de Kakadu et ça a été notre cas !

 

Au-delà de son prix (entre 25 et 40 dollars selon la saison contre environ 12 dollars pour les autres parcs nationaux que l’on a visité), le parc est loin derrière tous ceux que l’on a pu visiter auparavant.

 

On s’attendait surement à mieux au vu de sa notoriété. Pourtant, les paysages, bien que jolis, n’ont rien d’exceptionnels.

 

Avant de s’y rendre nous nous sommes renseignés au niveau de l’accès en van car c’était juste après la saison des pluies. L’office de tourisme de Darwin nous a confirmé que toutes les routes étaient ouvertes. Finalement, l’accès à Ubirr était impossible en van, ce qui nous a empêchés d’aller voir un des sites phares.

 

Certes, quelques endroits sont réservés en 4×4, peut-être valent-ils plus le coup d’œil ?! Niveaux paysages, il est clair que nous avons largement préférés Nitmiluk ou encore le Litchfield National Park. En revanche, nous avons adoré de pouvoir admirer les peintures aborigènes et la visite du petit musée.

Nous remercions tous
nos sponsors

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