Plaine de Nullarbor
Étapes

Du 02/03/2014 au 07/03/2014

Plaine de Nullarbor

Album: Plaine de Nullarbor

La traversée de Nullarbor
Du 02/03/2014 au 07/03/2014

Le plein de provisions à Streaky Bay

Après notre petit séjour à Streaky Bay pour remplir le van de provisions, nous prenons la route pour Ceduna. Cette ville marque la fin de la Péninsule d’Eyre et le début de notre traversée sur Nullabor.

Il est encore tôt lorsque nous arrivons à Ceduna, nous continuons donc un peu la route jusqu’à Penong, notre premier arrêt. Il y a une dizaine de maisons, un motel et une station d’essence et plus rien aux alentours. Nous dormons dans ce petit hameau.

Avant de partir, nous décidons de mettre de l’essence à tous les prochains arrêts même si le réservoir est encore quasiment plein, ainsi, pas de risque de panne d’essence. Sur certains tronçons, les stations d’essence/motels (appelées « roadhouse ») se trouvent à plus de 200 km les unes des autres et au milieu, il n’y a strictement rien et souvent pas de réseau téléphonique.

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Après avoir fait boire Wilson, nous quittons Penong.

La prochaine pause se fait sur l’aire de Nundroo à 76 km de là. C’est la distance la plus courte qu’il existe entre deux stations d’essence sur Nullarbor. Nous en profitons pour remettre de l’essence mais ici, le prix de l’essence au litre est bien loin de nos 1.45$ /L habituels et monte vite au dessus des 2$ /L.

Sur la route, nous quittons un moment l’Eyre Highway sur 12 km pour se rendre à Head of Bight.

Un point réputé pour voir la migration des baleines entre Mai et Octobre. Malheureusement, nous ne sommes pas dans la bonne saison mais nous décidons quand même d’approcher les falaises. Arrivés sur place, surprise ! Même si ce n’est pas la saison des baleines, l’avancé vers les falaises est payante ! Impossible de voir quoique ce soit sans payer 7$. Ça sent l’attrape-touriste à plein nez.

Depuis quand il faut payer pour approcher l’océan ?!

Nous rebroussons chemin et décidons de ne pas payer l’entrée car à quelques kilomètres de là se trouve le même point de vue et gratuit.

Après 172 km, nous nous garons sur la roadhouse de Nullarbor Motel. C’est précisément à partir de cette station que commence pour nous la traversée de la Plaine de Nullarbor, alors que pour les voyageurs arrivant en face, cette longue traversée touche à sa fin.

Nullarbor National ParkLes windmills de Nullarbor

« Nullabor » est un mot qui vient du latin et qui signifie « sans arbre ».
Pour les aborigènes, cette plaine est nommée « Oondiri » ce qui veut dire «sans eau».
Nullarbor ou Oondiri, peu importe, ces deux noms sont plutôt bien appropriés pour cette plaine.

Après avoir à nouveau hydraté Wilson, nous nous avançons dans cette vaste plaine, calme et ensoleillée.

Attention aux animaux sauvages !

Tout le long de la route, des panneaux mettent en garde contre des éventuelles traversées de kangourous, d’émeus, de wombats ou encore de chameaux !

Il y a même des panneaux qui préviennent que quelques parcelles de la route servent de pistes d’atterrissage d’urgence pour les avions ! Plutôt insolite comme mise en garde.

Convoi exceptionnel de roadtrains

Nous croisons énormément de camions – des « roadtrains » – ils sont très gros et sont parfois escortés par des voitures qui leur ouvrent le chemin afin de prévenir les automobilistes de se rabattre sur le côté de la route.

Un peu plus loin, nous tombons sur un papi à vélo qui traverse cette route mythique. Nous le doublons doucement tout en baissant la fenêtre pour l’encourager.

Quelle audace !

Et ce ne sera pas le seul que nous allons croiser à vélo, nous avons vu 5 autres personnes s’aventurer sur ces 1 200 km de routes vides, parfois à deux et parfois tout seul. Autres moyens de transport que nous avons vu sur la route, un vieillard avec une calèche et ses deux chevaux !

En roulant, nous admirons l’immensité du paysage. Le soleil tape mais la chaleur est supportable.

Pas beaucoup d'arbres dans cette régionA chacun son moyen de transport

Nous avons entendu et lu à de nombreuses reprises sur des blogs ou des articles que cette plaine était incroyable car complètement dépourvue d’arbres, et bien il est temps de casser un peu le mythe : il y a des arbres sur la plaine de Nullarbor ! Eh oui ! Certes, ça prendrait un peu de temps de trouver de l’ombre mais quelques arbres sont bien présents de part et d’autre.

Bunda Cliffs

Avant d’arriver à la prochaine station d’essence, nous allons sur un point de vue magnifique au bord de l’eau pour voir les Bunda Cliffs, des immenses falaises abruptes où viennent s’éclater violemment les vagues et qui s’étalent sur 100 km.

Leur hauteur varie entre 60 et 120 mètres.

Quelques heures plus tard et après avoir parcouru 420 km depuis Penong, nous arrivons à la frontière séparant le South Australia et le Western Australia.

Avant de passer la frontière, nous terminons nos fruits et légumes car ici encore, il faut jeter tous les végétaux. Au moment de passer la frontière, un douanier nous fait signe de nous arrêter. Il nous demande si nous avons des fruits, des légumes ou encore du miel. Il jette un petit coup d’œil dans le van et nous repartons en laissant notre miel dans une grande benne.

Frontière South Australie - Western AustraliaDîner à la frontière

La nuit commence à tomber, Wilson a bien roulé, nous nous arrêtons à 12 km de la frontière dans le mini village d’Eucla composé d’une dizaine de maisons. C’est la seule « ville » de la plaine mais mise à part une station d’essence et un motel, il n’y a rien d’autre.

Petite particularité d’Eucla, c’est le seul endroit d’Australie à avoir son propre fuseau horaire. Nous reculons donc nos montres de 45 minutes. Cela ne change pas grand chose pour nous, puisque nous n’y resterons pas.

En revanche, à l’issu de la traversée, nous passerons sur le fuseau horaire du Western Australia. Nous reculerons nos montres de 2h30 par rapport au South Australia.

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Après avoir passé une nuit fraîche, nous approchons l’océan afin d’aller voir les ruines de l’ancien télégraphe d’Eucla.

L'ancien télégraphe d'Eucla

Ce dernier est devenu fonctionnel en 1877 soit une trentaine d’année après l’invention du morse par Samuel Morse. Le télégraphe permettait de relier Eucla au reste de l’Australie et du monde. Environ 11 000 messages étaient envoyés chaque année. Le premier message a été envoyé à la ville de Perth le 8 Décembre 1877 et disait : « Eucla line opened. Hurrah. »

Maintenant, il ne reste que des ruines de ce bâtiment et les dunes l’avoisinant ont rempli les anciennes pièces de tonnes de sable blanc.

Après cette petite visite historique, nous reprenons notre route sans imaginer à un seul instant que la journée allait plutôt mal se terminer…

A 65 km d’Eucla, nous remettons de l’essence à Mundrabilla Roadhouse, qui se vante d’avoir l’essence la moins chère de tout Nullarbor (1.96 $ /L). Nous traversons ensuite deux autres roadhouse : Madura et Cockelbiddy.

Tout le long de la route, des panneaux indiquent des trous de golf car il y a un golf sur Nullarbor ! C’est le Nullarbor Links, le plus grand parcours de golf au monde qui s’étale sur 1 365 km ! Avis aux amateurs !

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Arrivés à Caiguna après 335 km, nous remettons un peu d’essence et nous en profitons pour voir si nos pneus sont bien gonflés. En faisant marche-arrière afin de repartir, nous remarquons une flaque verte de liquide de refroidissement au sol !

Oh put*** !
Mais qu’est-ce qu’elle fait là celle-là ?

On va se garer un peu plus loin pour regarder sous la voiture, c’est bien notre propre Wilson qui goutte !

Au même instant que nous venons de constater la fuite, une dame passe devant nous et nous dit : « c’est surement un problème de radiateur, je vais chercher mon mari pour qu’il regarde ça ».

Nous restons un peu abasourdis, tandis qu’un homme sort de sa chambre de motel, s’approche de nous et nous demande ce qu’il se passe.

Wilson malade

Il regarde sous le capot, dans le capot et retire le bouchon du bocal du liquide de refroidissement. De ce fait, la pression du bocal se relâche et ce sont les chutes du Niagara sous Wilson !

Autant dire, la grosse catastrophe !

Après quelques minutes, nous remarquons que l’une des durites fuit mais celle-ci est difficilement accessible. L’homme repart dans sa chambre, sa femme nous explique qu’il va peut être pouvoir arranger tout ça.

Il revient avec sa boite à outils et un emballage tout neuf rempli de durites de différentes tailles.

La situation est complètement surréaliste.
Aurions-nous trouvé notre sauveur ?

Steven, l’homme « sauveur », passe sous le capot et n’hésite pas à s’allonger sur la grande flaque de liquide verte afin de retirer le cache sous le capot pour tenter de changer la durite.

Il cherche la durite qui fuit, ses amis bikers aux longues barbes et sa femme sont là, tandis que nous sommes en apnée pour savoir si tout va s’arranger.

Après quelques minutes, le verdict tombe : Steven ne peut pas réparer Wilson !

Aie !

Il n’a pas la bonne dimension de durite. Il n’est donc pas possible de faire repartir Wilson. Il faut se rendre à l’évidence, nous allons devoir appeler notre assistance dépannage. Nous tentons de digérer cette nouvelle et remercions Steven avec qui nous avons mangé le soir.

Wilson nous a donc lâché à 372 km avant la première ville et au pied de la fameuse route droite la plus longue d’Australie (145 km de ligne entièrement droite) que nous nous réjouissons de traverser.

Alors que nous continuons à discuter avec Steven et sa femme, Jeff, un employé du motel, prend sa pause et vient nous voir pour savoir ce qu’il se passe. On lui explique. Il n’a pas de solution miracle mais nous dit que l’on peut tenter de demander à un routier de nous remorquer jusqu’à Norseman, la prochaine ville, en lui laissant un petit billet. Cela coûtera bien moins cher que de faire déplacer l’assistance dépannage qui ne prend en compte que 200 km.

Cette solution nous semble envisageable.

Durant les 48 heures suivantes, nous avons vécu sur le parking de la station service. Nous nous levions aux aurores en espérant trouver un camion-remorque vide et un routier d’accord pour nous aider.

Les employés du motel commencent à nous connaître et viennent parfois prendre de nos nouvelles. De nombreux camions s’arrêtent mais sans possibilité de remorquage. Certains sont vides, mais ne s’arrêtent pas sur l’aire, d’autres ne partent pas dans le bon sens, …

Le deuxième jour, nous apercevons une dépanneuse sur le parking. Nous nous empressons d’aller aborder le conducteur qui nous explique qu’il vient pour remorquer quelqu’un. Derrière la roadhouse, il y a un caravan park, et un 4×4 avec sa caravane sont tombés en panne. La caravane doit être remorquée et plus de place pour nous.
Nous ne sommes pas les seuls à qui ça arrive !

Le conducteur revient nous voir avec son patron au téléphone pour nous proposer un tarif pour le remorquage mais 200 $ plus cher que si nous appelions notre assurance. Tant pis !

La journée n’a pas été productive, ce fut le calme plat sur l’aire.

Le soir, nous nous faisons offrir l’apéritif par deux albanais de passage qui nous ont entendus parler français. Ils ont déjà travaillé en France et ont reconnu notre accent. On passe la soirée ensemble à discuter sur nos différentes cultures.

Le lendemain et après de longues heures d’attentes, nous cédons et téléphonons à l’assurance dépannage.

Remorquage de Wilson

Après 4 heures, la dépanneuse arrive et devinez qui nous retrouvons ? Le même homme venu la veille pour dépanner le 4×4 et la caravane. C’est Kyler, il travaille pour une entreprise de dépannage en partenariat avec notre assurance.

Il charge Wilson sur son camion, tandis que nous allons dire au revoir aux employés du motel.

Nous sommes restés un peu plus de deux jours sur cette aire et avons vu des choses surprenantes :

– Un couple de mariés et un photographe traversant Nullarbor pour prendre des    clichés du « plus beau jour de leur vie »
– Une fille avec une grenouillère d’adulte du personnage Stitch du dessin animé Lilo &    Stitch
– Un couple de routiers parcourant toute l’Australie avec leur nourrisson à bord du camion
– Un ULM s’arrêtant à la station pour refaire le plein d’essence

La plus longue ligne droite du pays

Nous montons à bord du camion et entamons directement la fameuse longue ligne droite de Nullabor. Du haut du camion, nous apercevons des chameaux et des dingos dans la plaine. Nous discutons avec Kyler, les 372 km sont passés rapidement.

Quelques heures après, nous arrivons à Norseman, Kyler nous dépose devant le garage qui est déjà fermé. Nous attendrons donc demain pour les réparations.

Du 07/03/2014 au 10/03/2014

Norseman

Album: Norseman

Norseman
du 07/03/2014 au 10/03/2014

Samedi matin à la première heure, nous amenons Wilson au garage qui s’appelle le Wilson’s Diesel & Auto Repairs. Le patron jette un coup d’œil rapide sous le capot et nous dit qu’il est trop occupé aujourd’hui et qu’il faudra repasser lundi matin.

Nous sommes donc bloqués à Norseman tout le week-end, une ville quasi morte où il n’y a rien à faire : pas de librairie, pas de visite, pas de plage, … On s’occupe comme on peut pendant ces deux longues journées.

 

Attention, accrochez-vous pour la suite de l’aventure !
Nous tenons à vous préciser que l’histoire qui suit est exclusivement basée sur des faits réels aussi incroyables que cela puisse paraître.

 

Le lundi, dès 7h30 du matin, nous nous postons devant le garage. Les deux employés ouvrent les portes sans un mot, nous sentons que l’accueil ne va pas être très chaleureux. Quelques minutes après le patron fait son arrivée sans nous saluer.

Après avoir papoté avec ses ouvriers, il vient regarder notre van. En testant la pression du circuit du liquide de refroidissement, il identifie facilement la durite endommagée puis la change en quelques minutes.

C’était une toute petite fissure qui nous a valu toute cette galère !

Une fois la durite changée, le garagiste remet du liquide de refroidissement. Pas très habile, il laisse tomber du liquide tout autour du bocal. Il nettoie alors à grand coup d’eau l’intérieur du moteur, puis le sèche avec un compresseur à air.

Alexandre et moi nous nous regardons surprisassez étrange comme façon de faire… – mais nous disons rien car à plusieurs reprises, le garagiste nous a bien fait comprendre qu’on le dérangeait. Grosse ambiance !

En déplaçant de quelques mètres le van pour aller régler, nous constatons que de l’eau et de la fumée blanche sortent du pot d’échappement et que le bruit du moteur est très étrange.

Nous n’avions jamais vu ça, ni entendu ce genre de bruit auparavant. Inquiets, nous demandons au garagiste ce qu’il se passe.

Sans vérifier quoique ce soit, il affirme que notre moteur est mort et qu’il faut le changer, lui et le joint de culasse !

Quoi ? Comment ? Pourquoi ?

Nous ne vous cachons pas notre extrême inquiétude à ce moment.

Nous ne comprenons pas ce qu’il se passe, il n’y avait qu’un problème de durite, comment le moteur peut-il être mort ? Le garagiste nous baragouine quelques explications et part nous préparer un devis tandis que nous restons prêts du van complètements stupéfaits et sans être vraiment convaincus par ses dires.

Il revient pour nous dire que les réparations coûteront au minimum 3 000 dollars !

Après de longues minutes de discussion, nous décidons de prendre la route vers Kalgoorlie, une grande ville à 200 km au nord afin d’avoir un autre avis car ce garage ne nous inspire pas confiance.

Nous réglons la réparation de la durite et disons au garagiste que nous allons tenter la route vers le nord.

Nous montons dans le van mais là, la voiture ne redémarre plus du tout !

C’est pas possible !!!

Nous revenons dans le bureau, le garagiste se réjouit de notre retour, il sourit et brandit ses mains au plafond en nous disant : « Qu’est-ce qu’il se passe ? » en pensant probablement que nous avions changé d’avis.

Il vient avec nous jusqu’au van et regarde à nouveau sous le capot, ouvre le bocal du liquide de refroidissement et trifouille le distributeur.

Pendant que nous sommes à l’arrière du van pour voir si de l’eau continu de s’échapper du pot d’échappement, il referme le capot et nous dit que c’est réglé et qu’il avait probablement mis un peu d’eau dans le distributeur en nettoyant l’intérieur du moteur tout à l’heure.

Bon … ok … maintenant, fuyons !

C’est parti pour Kalgoorlie, 200 km de route, nous avons hâte d’arriver pour trouver un bon garage.

Au bout de 30 km, le van nous montre des signes de fatigue, le bruit est étrange, nous nous garons sur le bas-côté pour regarder ce qu’il se passe.

En ouvrant le capot, nous remarquons avec rage que le garagiste n’a pas revissée entièrement le bouchon du liquide de refroidissement ! Celui-ci a été revissé de façon à ce que le liquide sorte du bocal avec la pression et arrose tout le moteur !

Mais quel enfoiré !

Nous ne pouvons pas repartir, Wilson ne redémarre plus du tout.

Nous devons faire appel pour la seconde fois à notre assistance dépannage avec juste une seule barre de réseau sur notre téléphone portable. Au téléphone, nous précisons clairement que nous souhaitons être ramenés à Kalgoorlie et non pas à Norseman malgré que ce soit la ville la plus proche.

Dépités par l’agissement du garagiste, nous attendons la dépanneuse. Notre moteur est peut-être mort !

Deux heures après, c’est Kyler qui vient à nouveau à notre secours ! Le trajet jusqu’à Kalgoorlie nous a semblé très long. Kyler nous dépose dans un camping car les garages sont déjà fermés. Il nous dit que demain matin son collègue viendra pour nous amener dans un garage. On le remercie et on lui dit qu’on espère ne plus voir besoin de ses services.

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La nuit passée, c’est Terry, le boss de la compagnie de dépannage qui vient nous chercher. Un vieil homme souriant avec une longue barbe blanche. Nous lui demandons de nous amener dans le meilleur et le moins cher garage de la ville. Il rigole et nous conduit au siège de l’entreprise familiale de dépannage qui s’occupe également des réparations automobiles.

Dans le bureau, nous sommes bien accueillis par l’ensemble de l’équipe.

Ils commencent à bien les connaitre les deux petits français avec leur van Volkswagen !

Toute l’équipe écoute avec attention nos dernières aventures. Nous laissons le van la journée ici et partons avec nos sacs à dos explorer la ville sans trop de motivation et envisageons de rester travailler ici car le changement de moteur va couter très cher.

En fin d’après-midi, notre téléphone sonne, on nous dit que l’on peut repasser au garage pour le verdict.
Sur le chemin, nous tentons de deviner à combien va s’élever les frais de réparations …

Une fois sur les lieux, c’est le fils des propriétaires qui se lance. Il nous dit qu’il a testé le joint de culasse et le moteur et qu’il n’est pas du tout
question de les changer car ils sont en bon état.

Le garagiste de Norseman nous aurait-il menti ? Comme c’est étrange ! Nous nous félicitons de ne pas avoir donné à cet escroc notre feu vert pour entreprendre de fausses réparations !

Mais alors c’est quoi le problème ?

Et bien, Wilson ne redémarrait plus à cause d’une trop grande quantité d’eau et de liquide de refroidissement dans le distributeur. Autrement dit, à cause du garagiste de Norseman qui a tenté de bousiller notre moteur en aspergeant le moteur d’eau et en laissant le bouchon ouvert dans l’espoir, surement, que la dépanneuse nous ramène dans son immonde garage.

Mais quelle histoire ! Quel escroc, quel menteur, quel voleur !

Nous digérons tranquillement cette histoire et pour notre plus grande joie nous récupérons Wilson le soir même. L’addition a été beaucoup moins salée que prévu, nous allons donc pouvoir visiter Kalgoorlie plus sereinement et vite oublier ces dernières journées d’angoisse.

Du 10/03/2014 au 14/03/2014

Kalgoorlie

Album: Kalgoorlie

Kalgoorlie
du 10/03/2014 au 14/03/2014

Kalgoorlie est une ville minière aux airs de far-West qui compte plus de 30 000 habitants.

Kalgoorlie 1

La ville a été fondée en 1893 après la découverte d’or par Paddy Hannan, un immigré irlandais. L’économie de Kalgoorlie est essentiellement basée sur l’industrie minière, en plus de l’or, on y trouve aussi du nickel.

Bien que la ville soit encore en activité, elle est lentement en déclin et tout autour il ne reste plus que des villes fantômes de cette ruée vers l’or. En 1960, Kalgoorlie comptait 200 000 habitants.

En se baladant dans la ville, nous retrouvons des bâtiments historiques, des pubs et des maisons closes qui marquent l’héritage de la grande ruée vers l’or. Les pubs de Kalgoorlie sont connus pour accueillir les mineurs de la région venant savourer leurs bières servies par des serveuses forts dévêtues, ce sont des « skimpies ».

School of Mines Mineral Museum

Nous passons par le School of Mines Mineral Museum qui expose toutes sortes de minéraux ainsi que des répliques de pépites d’or trouvées dans la région.

Ça donne envie de partir dans le bush et de creuser la terre pour trouver nos propres pépites tout ça. Dans la ville, il y a d’ailleurs des magasins qui vendent des détecteurs de métaux et tous les équipements nécessaires pour partir à la recherche de pépites. Malheureusement, le matériel coûte très cher et les terrains autour de la ville sont bien protégés.

Dans l’après-midi, nous approchons de l’impressionnant Super-Pit. En plus de faire partie de l’une des plus grandes mines d’or du monde, c’est la plus grande mine à ciel ouvert de toute l’Australie.

Le Super-Pit est presque collé à la ville. D’en bas, nous apercevons juste une colline de gravats mais une fois sur place, c’est un énorme trou qui apparait sous nos yeux.

La mine mesure près de 4 km de long et 2 km de large et fait 600 m de profondeur. Chaque année, ce sont 27 tonnes d’or qui sont déterrées. L’exploitation a débuté en 1893 et on estime la fin de son activité en 2021.

Super Pit 1Super Pit 2Super Pit 3

La mine est en activité 24h/24, les ouvriers travaillent jour et nuit pour extraire l’or à l’aide d’énormes véhicules surnommés les Pit.

A partir du point de vue, nous regardons avec fascination cette grande cavité en plein travail.

Après quelques jours dans cette ville hors du commun, nous reprenons la route vers le sud afin de longer la côte jusqu’à Perth.

Le nouveau fuseau horaire nous fait changer de rythme. Le soleil se couche à 18h et se lève à 5h. Nous vivons au rythme du soleil. Nous nous couchons vers 20h et nous nous levons très tôt le matin.

Prochaine destination : Esperance.

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