Étape #8 Espérance - Albany - Vallée des géants
Étapes

Du 15/0/2014 au 25/03/2014

Espérance

Album: Espérance

Du 15/03/2014 au 25/03/2014

Après notre petit séjour à Kalgoorlie, nous repartons sur la route pour rejoindre Esperance sur la côte sud à 400 km.

Nous sommes obligés de repasser par Norseman, cette ville qui nous a laissé un souvenir amer. En traversant le village, nous repassons par le fameux garage de l’escroc et ce n’est pas l’envie qui nous manque d’aller y faire un tour et d’échanger quelques mots avec le garagiste… Le garage était fermé et tout compte fait c’est tant mieux.

Après une bonne matinée de conduite, nous sommes à Esperance en début d’après-midi.

Avec un peu plus 10 000 habitants, Esperance est une ville calme qui surplombe la Bay of Isles où émergent plus de 100 îlots. Aux alentours, parcs nationaux et plages aux eaux turquoise s’étalent sur des kilomètres et accueillent chaque été les vacanciers de la région de Perth et de Kalgoorlie.

Après manger, au moment d’aller rejoindre une des plages de la ville, nous remarquons une petite tâche au sol sous Wilson… Ouh la, on va devoir surveiller ça de plus près !

Puis, on se dirige vers l’une des plages d’Esperance et probablement la plus belle : Twilight Beach !

Extraordinaire plage de sable blanc et d’eau claire, un pur plaisir ! L’eau est un peu fraîche mais ça ne nous empêche pas de faire quelques brasses et de monter sur le bodyboard pour le reste de la journée.

Une agréable baignade dans un cadre idyllique !

L’eau ça creuse, alors avant que le soleil se couche – 18h30 – on se prépare vite à manger et petite balade au bord de la plage principale d’Esperance. La mer est bordée de villas, toutes plus belles les unes que les autres et ont une jolie vue sur la mer grâce à leurs énormes baies vitrées.

Avant de se mettre sous la couette, on jette un coup d’œil sous la voiture et cette fois-ci c’est certain : Wilson re-fuit !

Ah non ça ne va pas recommencer !

Eh bien… si !

Pour faire court, rebelote : tournée des garages et pièce à commander car fuite de la pompe à eau…
D’où le fait que l’on soit resté 10 jours à Esperance ! Heureusement, ce ne sont pas les occupations qui manquent ici alors on va en profiter pour visiter la région en attendant que la pièce soit livrée. Le coté positif, c’est que l’on peut quand même se déplacer avec le van tout en surveillant le niveau de ce fichu liquide de refroidissement.

Nous prenons donc la route pour le Parc National de Cap Le Grand situé à une cinquantaine de kilomètres de là.

Depuis l’entrée du parc, nous roulons quelques kilomètres avant de s’approcher des premières plages.

Le parc est beau ! De majestueuses roches de granit s’invitent au milieu d’une végétation dense.

Nous passons par Le Grand Beach avec ses vagues qui déferlent sur la côte, cette plage est le spot à surfeurs. Pas de planche de surf pour nous, le bodyboard fera l’affaire.

Puis, on continue la tournée des plages du parc avec Hellfire Beach, Thistle Cove et Rossiter Bay. Le cadre est paradisiaque, on se régale de ces magnifiques vues.

La matinée se termine à Lucky Bay, la plage la plus célèbre du parc pour la présence de kangourous sauvages. De nombreuses photos de cette plage montrent des kangourous prenant un bain de soleil dans un cadre magnifique, nous avions donc hâte d’y aller faire un tour.

On se gare, on approche de la plage mais là : GROSSE DECEPTION !

Il y a bien des kangourous, la vue est jolie mais la plage en elle-même est horrible !

Des tas algues s’étalent tout le long de la côte et une très mauvaise odeur émane de flaques d’eau stagnante de couleur verte ! L’horreur !

Plus très paradisiaque le tableau ! Nous sommes déçus par cette plage tant réputée, nous rebroussons chemin.

En retournant au parking, d’autres kangourous sont postés près de Wilson et se laissent approcher et caresser sans crainte. Nous restons près d’eux, leur fourrure est extrêmement douce et on se dit qu’on en adopterait bien un. Mais faute de place dans le van, nous les abandonnons pour aller déjeuner et continuer notre journée.

L’après-midi, nous nous lançons dans la petite ascension du Frenchman Peak, l’un des pics rocheux de granit du parc.

Avant de se lancer dans cette randonnée, un panneau avec quelques instructions nous annonce la couleur : la randonnée est difficile et le terrain pentu. Mais même pas peur !

Les premières minutes de la marche sont agréables, nous empruntons un petit chemin goudronné au milieu de quelques arbustes. En réalité, ce chemin nous amène au pied de la vraie ascension. D’un seul coup, fini la rigolade, devant nous se dresse une longue pente rocheuse et un panneau indique : « Suivez les piquets ».

Nous apercevons le premier piquet, puis, c’est parti. La roche est une large plateforme où il est parfois difficile de trouver ses fameux piquets mais on avance quand même.

Au fur et à mesure, le chemin est de plus en plus pentu, on en viendrait presque à escalader et on s’aide parfois de nos mains. Nous restons concentrés sur nos pas tout en regardant parfois derrière nous pour avoir un avant-goût de la vue qui nous attend au sommet.

Après environ une heure de montée apparaît le sommet du pic. L’extrémité de la roche est surprenante, le pic est en réalité une immense arche.

Nous posons notre sac à dos, buvons un coup et contemplons les alentours : ça en valait le coup ! Le paysage est spectaculaire.

Nous sommes qu’à 262 mètres d’altitude et pourtant on domine l’intégralité du parc.

Tout autour de nous, l’océan et ses archipels. Les monts du parc, ses routes, ses arbres, ses plages, un impressionnant panorama à 360°.

Nous nous asseyons là, silencieux, admirant ce tableau…

Le soleil commence lentement à se coucher, nous prenons donc le chemin du retour. Alors que nous appréhendions un peu la descente de cette roche abrupte, finalement ce fut assez simple malgré un vent fort qui venait de se lever.

Fin de notre journée à Cap Le Grand, nous rentrons à Espérance avec de beaux paysages en tête.

Vous l’aurez compris en attendant la livraison de la pompe à eau de Wilson nous ne manquons pas une occasion pour profiter des alentours !

Après une bonne nuit de sommeil, nous prenons la direction de la Great Ocean Drive : une route de 38 km entre mer et terre.

Le début de cette boucle débute par un point de vue en hauteur qui domine toute la ville.

A partir de ce point, nous entamons une petite randonnée qui nous amène au bord de l’océan. Cela a été l’occasion pour nous d’apercevoir notre premier serpent. Nous marchons sur des falaises de granit bordées de sable blanc. Au loin, il y a toujours ces beaux îlots et nous admirons les différentes nuances de l’océan, du bleu turquoise près du rivage au bleu foncé près des îles.

A ce qu’il parait, de nombreux dauphins sont présents au large d’Esperance, malheureusement, nous n’avons pas eu cette chance d’en apercevoir.

Nous longeons ensuite des kilomètres de plages, chacune toutes différentes et si belles: Salmon Beach, Blue Haven, Fourth Beach, …

Nous passons à nouveau à Twilight Beach et ne résistons pas à l’appel de la baignade.
Pourquoi se priver ?! Alors c’est reparti, baignade et bronzette avant de terminer la Great Ocean Drive.

Certains endroits de la côte sont très venteux et des champs d’éoliennes sont visibles un peu plus loin dans les terres.

 

Nous achevons notre boucle par le Pink Lake, un lac qui était autrefois de couleur rose mais il y a quelques années, une forte tempête a dégradé la majorité des algues qui étaient à l’origine de phénomène.

Encore une belle journée qui s’achève.

Le Mardi 25 Mars, coup de fil du garage, la pièce est enfin arrivée !
Pas moins de 30 minutes après cette nouvelle, nous sommes devant garage. La garagiste prend Wilson tout de suite en charge et après une bonne heure, Wilson est guérit et nous pouvons repartir.

Nous quittons Esperance pour Albany.

Du 26/03/2014 au 29/03/2014

Albany

Album: Albany

Du 26/03/2014 au 29/03/2014

La route pour Albany a été longue : 474 km à travers la campagne australienne (forêts d’eucalyptus, champs, fermes céréalières, troupeaux de bétails, …)

Rien de particulier à signaler pour ce trajet, mise à part la fin de la route qui a été assez mouvementée !

Alors que j’étais tranquillement au volant, les cheveux dans le vent en fredonnant l’air de la musique qui était en lecture, Alexandre coupe la musique et m’ordonne de m’arrêter le plus vite possible : il venait de se faire sauvagement piquer par une abeille.

Cette dernière s’est faufilée par la fenêtre de la voiture pour venir piquer son oreille. Ni une ni deux, je pille et je me gare sur le bas côté (bon, en réalité, j’ai eu le temps de freiner tranquillement et de me garer sur un vrai parking).

Je descends de la voiture à toute vitesse, je dégaine ma pince à épiler et le spray désinfectant pour extraire le dard de l’abeille.

Plus de peur que de mal, la situation est maitrisée rapidement mais son oreille est resté pendant 2 jours entiers gonflée et rougeâtre. Alexandre aura souffert le martyre mais survivra à cette attaque inopinée. Ouf !

Fatigués par ce trajet chargé en émotions, une fois arrivés à Albany, nous trouvons un parc tranquille pour manger et dormir.

Le lendemain nous explorons la ville.

Il y a plus 25 000 habitants ici, la ville est désordonnée mais agréable et elle a su conservé son architecture d’autrefois.

Pour la petite anecdote, Albany a été créée en 1826 soit 3 ans avant la ville de Perth, la capitale de l’état du Western Australia.

Située sur la côte sauvage sud de l’Australie de l’ouest, la ville offre de spectaculaires vues sur l’océan. Nous nous rendons au Mont Adélaïde pour avoir une vue dégagée de la baie d’Albany. Comme à Espérance, des îlots de granit sont présents au large.

On ne se lasse pas de ces paysages qui nous rappellent l’immensité de l’océan.

Nous restons quelques jours à Albany où nous prenons le temps de s’interroger sur la suite de notre voyage.

Après en avoir discuté et au vue des dernières dépenses pour Wilson, nous décidons d’entamer très prochainement les recherches de travail et de mettre entre parenthèses notre bon petit quotidien de vacanciers.

Du côté d’Albany, il n’y a pas grand chose au niveau des offres d’emploi. Nous allons donc prendre la route vers le Nord – direction Perth – et tenter de trouver une ferme qui pourrait nous embaucher étant donné que nous sommes en plein dans la saison des récoltes de pommes.

30/03/2014

La Vallée des Géants

Album: La Vallée des Géants

30/03/2014

Avant de remonter dans les terres vers le Nord, nous traversons la Forêt de Karri où se dressent de gigantesques arbres centenaires. Pendant des kilomètres, que des arbres à perte de vue, on se sent tout petits. Le ciel est couvert, il bruine un peu, il fait donc assez sombre sur la route et pourtant l’atmosphère est reposante et agréable.

Nous dormons au bord d’une rivière en plein milieu de cette forêt hors du commun.

Le lendemain matin, réveil sous de petites averses, nous déjeunons dans le froid. Nous nous équipons pour la journée : les tongs sont remplacées par les chaussures, les shorts par les pantalons et les tee-shirts par les pulls et les coupe-vent.

Nous sommes prêts pour la Vallée des Géants.

Cette attraction phare de la région permet d’approcher de plus près ces immenses eucalyptus atteignant plus de 60 mètres de haut.

Nous marchons sur l’Ancient Empire broadwalk. Ce début de promenade nous amène aux pieds de ces géants par un petit chemin de planches. La majorité des arbres sont centenaires et certains ont plus de 400 ans. Les troncs sont impressionnants, certains font plus de 15 mètres de circonférence. Ils sont creusés et nous passons même en dessous.

Les yeux en l’air, on se ferait presque un torticolis pour les admirer.

La suite de la visite nous conduit à un tout autre point de vue où il est préférable de ne pas avoir le vertige…

Le Tree Top Walk : une passerelle métallique longue de 600 mètres suspendue par des pilonnes à 40 mètres au dessus du sol.

Ce parcours est impressionnant et nous porte jusqu’à la cime des arbres. La passerelle a été conçue de manière à se balancer légèrement avec la brise. En avançant, la passerelle tangue un peu.

Nous nous avançons lentement sur la passerelle en admirant la canopée. La balade est impressionnante. Petit à petit, nous redescendons et finissons ce beau parcours.

Nous reprenons la route et quittons ces géants.

La suite du programme va radicalement changer et les prochains jours seront consacrés à la recherche d’emploi. Nous espérons trouver un travail rapidement pour pouvoir reprendre notre périple australien.

En vrac :

  • Les australiens n’ont pas de billet au dessus de 100 $
  • Certaines voitures australiennes ont un petit grillage au-dessus de leur pare-buffle afin de protéger leur pare-brise des chocs d’oiseaux
  • De nombreuses places publiques, plages ou encore évènements familiaux en plein air sont non-fumeurs
  • Les australiens ont des Pet Cemetery. Des cimetières pour enterrer leurs animaux.
  • Dans le Western Australia, il existe 3 grandes barrières anti-lapins : ce sont les Rabbit Proof Fence. Achevées en 1907, les barrières sont destinées à maintenir les lapins et autres nuisibles à l’écart des exploitations agricoles.

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